Pablo Longoria et l’OM, c’est donc terminé. Après cinq ans de présidence et six ans de présence au club, depuis son arrivée en tant que directeur du football, l’Espagnol et Marseille se sont donc séparés, une issue inéluctable depuis que Frank McCourt l’avait déclassé vers des fonctions de représentation auprès des instances.

Si le communiqué du club, lundi matin, était resté très bref, se contentant d’annoncer que les deux parties avaient « trouvé un accord sur les conditions de (ce) départ », et de « saluer l’engagement, la passion et le travail accompli par Pablo Longoria », le désormais ex-président a pris la parole lui-même, sur LinkedIn.

« Je viens de clôturer un chapitre important et très significatif de ma carrière, livre l’Asturien. Écrire ce message suscite un mélange d’émotions. D’une certaine manière, cela me ramène au jour où je suis arrivé à l’Olympique de Marseille, avec de l’énergie, des idées et l’ambition de construire quelque chose de significatif, sans vraiment savoir ce que cette expérience allait devenir. Au fil des années, j’ai compris que le football va bien au-delà des résultats, des transferts ou des décisions à court terme. Il s’agit de construire un modèle — un modèle qui permette à un club d’être compétitif sur le terrain, durable dans sa structure et pertinent dans son rôle au sein de la société. »

Il assure avoir beaucoup appris, avoir été conforté dans sa vision « que le football moderne exige une clarté de vision, de la discipline dans l’exécution et un fort sens de la responsabilité institutionnelle », aussi, et souligne que « l’Olympique de Marseille a été une partie déterminante de (son) parcours ». « C’est un club qui exige engagement, passion, résilience et la capacité de prendre des décisions sous une pression constante. J’ai abordé ces défis avec honnêteté et un sens clair des responsabilités. »

Longoria n’a pas dérogé aux traditionnels remerciements, d’abord « Frank McCourt pour la confiance qu’il m’a accordée », puis en exprimant sa reconnaissance « au football, à Marseille et à l’Olympique de Marseille » et un peu plus loin « à toutes les personnes qui ont rendu ce parcours possible – employés, entraîneurs, joueurs et supporters ». « Aujourd’hui, le football est une industrie mondiale, mais il reste profondément humain. Cela crée de la valeur, cela crée des emplois, cela crée des émotions. Et au centre de tout cela, il y a encore quelque chose de très simple : le lien entre un club et ses membres. »

« Je termine ce chapitre avec respect, perspective et gratitude », a conclu l’Espagnol. Le point final de son aventure marseillaise.