D’après nos informations, en l’espace de quelques minutes, deux interventions distinctes, mais visiblement liées ont permis l’interpellation de huit individus lourdement armés, entre le 3e et le 7e arrondissement.

Il est environ 22h15 lorsque des policiers nationaux repèrent, place Pierre-Simon Ballanche (Lyon 3e), quatre individus vêtus de noir. Leur comportement intrigue immédiatement : marche rapide, regards en arrière répétés, objets en main difficilement identifiables.

Les fonctionnaires décident de les suivre discrètement. Le doute se confirme quelques rues plus loin. Les suspects sont en réalité porteurs d’armes blanches : deux d’entre eux tiennent des katanas d’environ 80 centimètres, un troisième est porteur d’un couteau de grande taille, tandis que le quatrième est muni d’un aérosol type bombe lacrymogène.

Lorsque les policiers tentent d’intervenir, les individus prennent immédiatement la fuite en courant. Arrivés rue Aimé Collomb, trois d’entre eux se débarrassent de leurs armes en les dissimulant sous un véhicule. Ils sont finalement interpellés à 22h20 après une courte poursuite. Il s’agit de trois hommes âgés de 22 à 30 ans. Le quatrième parvient à prendre la fuite. 

Les armes — deux katanas, un couteau et un étui — sont rapidement récupérées sur place.

Presque au même moment, à quelques rues de là, place Gabriel Péri (Lyon 7e) dans le quartier de la Guillotière, la police municipale est alertée par le centre de supervision urbain : plusieurs individus, eux aussi vêtus de noir, semblent rechercher d’autres personnes.

À l’arrivée des équipages, un groupe tente de quitter les lieux. Des bruits métalliques retentissent : des objets viennent d’être jetés au sol. Cinq individus sont immédiatement interceptés.

Sur place, les agents découvrent deux couteaux — dont un de type Opinel et un couteau de boucher — ainsi qu’une arme de poing de type Gomm Cogne. Face à l’agressivité de certains suspects, un agent est contraint de sortir son pistolet à impulsion électrique (taser) pour sécuriser l’intervention.

Au total, huit hommes ont ainsi été interpellés lors de ces deux opérations. Tous se sont déclarés de nationalité algérienne. Après vérification ces derniers seraient tous en situation irrégulière sur le territoire français. Deux d’entre eux étaient déjà recherchés.

Ils ont été placés en garde à vue.