Il avait préféré taire son opinion pour ne pas s’immiscer dans la campagne électorale nantaise. Maintenant que les municipales sont passées, le maire divers gauche (ex-PS) de Saint-Nazaire livre le fond de sa pensée.
Comment David Samzun juge-t-il le pacte entre la maire PS de Nantes, Johanna Rolland, et le candidat LFI, entre les deux tours, face à la droite ? Je n’aurais pas fait la même chose. Certainement pas. Car j’aime les choses claires. Faire une liste et emmener une partie de son opposition n’est pas ma conception. Les alliances ont des limites, jamais je ne me serais allié avec LFI, désapprouve David Samzun, qui se dit opposé à toute forme de radicalité.
En accord avec Benoît Payan
Il ajoute avoir salué, à titre personnel, le comportement du premier adjoint. Bassem Asseh a quitté la liste de Johanna Rolland après l’accord avec les insoumis. Je suis convaincu que la meilleure des techniques était celle du maire réélu de Marseille (en refusant un accord face au RN, Benoît Payan a poussé le candidat LFI à se retirer). Si Mme Rolland avait déposé la même liste qu’au premier tour, c’est LFI qui aurait eu la pression de choisir, analyse le maire de Saint-Nazaire.
Il invite les instances nationales de sa famille politique à regarder la marque de fabrique nazairienne, comme il dit, où le socialisme ne s’inscrit pas dans la radicalité et reste clair sur ses valeurs.