C’était l’un des sujets centraux de la campagne des municipales 2026. Depuis plusieurs mois, les témoignages de parents d’enfants ayant subi des violences dans le périscolaire à Paris se multiplient. Dans la capitale, 60 enquêtes sont en cours pour des violences à caractère sexuel. En mars, 3 hommes, dont 2 animateurs, ont été interpellés pour des faits d’agression sexuelle commis sur 12 enfants âgés de 3 à 9 ans dans 3 écoles parisiennes, a révélé l’AFP.
Mais alors qu’une cinquantaine de parents et d’enfants se sont rassemblés devant l’Hôtel de ville samedi 21 mars 2026 pour faire entendre leurs demandes, Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de la capitale, devrait rencontrer plusieurs collectifs en début de semaine prochaine, selon les informations de RMC.
Emmanuel Grégoire annonce une rencontre avec les parents d’élèves pour discuter de la situation dans le périscolaire
Face à l’explosion du nombre de dénonciation de violences physiques et sexuelles sur les enfants dans le périscolaire parisien, Emmanuel Grégoire a assuré dans son programme vouloir faire de la protection des mineurs “un impératif absolu”. Contacté par nos confrères de RMC, son cabinet a réaffirmé qu’il entend “tout remettre à plat sur la table, pour tout revoir”. C’est dans cette optique que devrait se tenir mardi ou mercredi prochain cette rencontre avec des parents d’élèves, les membres du collectif MeTooEcole, mais également ceux d’autres associations engagés dans la lutte contre les violences dans le périscolaire.
“Tous les acteurs doivent être réunis pour nous faire remonter les réalités de terrain”, précise le cabinet du maire à RMC. Par ailleurs, celui-ci prévoit également de lancer en avril 2026 une convention citoyenne sur “les temps scolaires, le périscolaire et les droits de l’enfant ».
Violences dans le périscolaire : quelles sont les mesures prévues par le nouveau maire de Paris ?
Quelles sont les revendications des parents d’élèves ? Ils remettent notamment en question le processus de recrutement et de formation des animateurs. Par ailleurs, plusieurs exemples ont récemment démontré que certaines personnes mises en causes par des familles étaient simplement changés d’établissements et restaient en contact avec des jeunes enfants.
“Là on est dans la gestion de crise, mais on ne peut pas être dans un système qui régit uniquement quand il y a des drames”, alerte Barka, membre du collectif MeTooEcole, interrogée par RMC. “Il va falloir commencer à traiter les symptômes si on veut que les choses changent”, complète-t-elle. De son côté, Emmanuel Grégoire a promis de mettre en place des mesures concrètes pour « professionnaliser la filière de l’animation périscolaire« . Il souhaite notamment recruter 2.800 agents sur des temps continus afin de mettre fin aux contrats de vacations morcelé, et d’instaurer “une formation aux droits de l’enfant et à la détection des violences pour tous les animateurs » et des « inspections indépendantes régulières » dans les établissements.