Par
Thibault Nadal
Publié le
25 mars 2026 à 9h40
Deux policiers condamnés à quatre mois de prison avec sursis pour « violences aggravées » dans le cadre d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité. Ce mardi 24 mars 2026, le tribunal judiciaire de Marseille a rendu son verdict dans l’affaire de la jeune manifestante agressée en septembre 2025, en marge du mouvement « bloquons tout ».
« Ma cliente est soulagée que justice soit faite et que la responsabilité pénale des policiers ait été acceptée », a commenté son avocat, Me Thomas Hugues, précisant que sur le plan civil l’affaire avait été renvoyée pour « évaluer son préjudice ».
Une vidéo virale
À l’époque, la vidéo avait été vue des dizaines de millions de fois sur les réseaux sociaux. Elle montrait un policier donner un coup de pied dans les fesses d’une jeune manifestante déjà au sol et lui lancer « casse-toi ». Bien que celle-ci réponde, visiblement secouée, « oui, oui, je me casse », un autre policier la pousse et elle retombe au sol, avant de partir, l’air apeuré, en disant « pardon, pardon ».
Le parquet de Marseille avait annoncé, au lendemain des faits, avoir ouvert une enquête pour « violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à 8 jours, commis par une personne dépositaire de l’autorité publique et en réunion ».
« Une évolution dans la prise en compte des violences policières »
L’avocat de l’étudiante de 20 ans s’est également félicité que « les policiers préfèrent désormais la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité » (CRPC) ce qui selon lui montre « une l’évolution dans la prise en compte des violences policières » par la justice.
Avec AFP
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.