DÉCRYPTAGE – Plus de 18 milliards de crédits, 15 milliards de dépenses fiscales, 16 milliards de fonds européens… L’institution souligne dans son rapport annuel que la cohésion des territoires dispose de «moyens substantiels mais peu lisibles»

Le constat est inquiétant. Dans son rapport annuel consacré cette fois à la «cohésion territoriale», la Cour des comptes se désole du fait que «l’information des parlementaires et des citoyens sur les moyens consacrés par l’État à la politique publique d’aménagement et de cohésion des territoires apparaît particulièrement peu lisible et morcelée». Et, les gendarmes des comptes enfoncent le clou : «Au demeurant, ces documents ne retracent pas les dépenses de l’État et de ses opérateurs contribuant de près ou de loin au développement des territoires, comme les dépenses en matière de santé ou de transports». Ce rapport annuel est le fruit d’un travail effectué par les magistrats sous la présidence de Pierre Moscovici, qui a été remplacé au poste de «premier président» par l’ex-ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin le 13 mars dernier.

Pourtant, les moyens alloués aux politiques de cohésion des territoires sont «substantiels», selon la Cour. Effectivement, la mission budgétaire…

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Le Figaro

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