Après une première manifestation le 12 mars devant le centre social de l’Estaque, personnels et familles se sont de nouveau rassemblés, ce mercredi 25 mars devant le siège de la direction de la Ligue de l’enseignement 13 (5e) qui gère cet équipement de proximité. Ils protestent contre la suppression annoncée d’un poste d’animateur dans ce centre social.
La salariée concernée, Sabrina Mahfoud, a appris en février son « départ prochain » du centre social, avant de se voir proposer il y a quelques jours, « un possible CDD de remplacement ou un CDI à temps partiel à l’autre bout de la ville ». « C’est surréaliste, poursuit-elle, sachant que je travaille à la Ligue depuis plus de 15 ans ».
« Une discussion stérile »
Nadia Chaher, elle aussi animatrice et délégué syndicale CGT, dénonce « un plan social déguisé, des perspectives d’évolution professionnelle nulles et des salaires au rabais ». Il est « hors de question de perdre un poste au centre social de l’Estaque », lâche-t-elle. Finalement reçue par le directeur général de la Ligue, Karim Touche – par ailleurs élu conseiller municipal de Marseille (Printemps marseillais) ce dimanche 22 mars -, la jeune femme précise que « la discussion est restée stérile ».
La direction évoque pour sa part des « contraintes budgétaires » qui résulteraient « d’un contexte économique contraint ». Cette option de se séparer d’un animateur, réaffirme-t-elle, « n’est pas prise à la légère. Elle est nécessaire pour garantir la continuité de notre mission. »