DÉCRYPTAGE – La dégringolade du métal jaune, vers lequel se tournent les investisseurs en période de crise, a surpris. Explications.
Ce mouvement observé depuis le déclenchement de la guerre en Iran défie le bon sens. L’once de métal fin, cotée sur le Comex à New York, a plongé de plus de 15% depuis le début des hostilités. Après un pic historique à 5595 dollars fin janvier, l’once est retombée à moins de 4400 dollars. Le cours de Newmont Corp., leader de l’industrie minière de l’or, a dégringolé, lui, de 24% depuis fin février. Dans le même temps, l’indice S&P 500 n’a perdu que 5%.
Pour un actif censé protéger l’épargnant des aléas géopolitiques et des risques d’inflation, on ne saurait faire pire. Il faut remonter à février 1983 pour retrouver un mois aussi effrayant pour le métal jaune. Le culte de l’or, métal mythique, valeur refuge, indestructible et référence solide dans un monde où plus rien ne paraît certain, est ébranlé.
Pour comprendre le paradoxe ruineux du krach de l’or, au moment précis où on pouvait se ruer sur lui, il faut rappeler que, d’avril 2025 à février 2026, l’once d’or avait grimpé de plus de 77%…
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