Il a essuyé une larme d’émotion, serré ses plus proches dans ses bras, remercié les militants les mains jointes, joué le jeu des déclarations à la presse ou urbi et orbi sur le Vieux-Port, posé pour les photographes… Et dans les heures qui ont suivi sa victoire nette à la mairie de Marseille avec 54,34% des voix, Benoît Payan est retourné s’enfermer avec son cercle rapproché. Au cœur de la nuit de dimanche 22 à lundi 23 mars, il était l’heure de faire les comptes – combien de mairies perdues, gagnées par la gauche, la droite, le RN, combien de conseillers métropolitains et de quel bord dans les 91 autres communes… Il était temps d’affiner le plan pour la bataille à suivre : celle de la présidence de la Métropole Aix-Marseille.
Benoît Payan avait prévenu : « Si je suis réélu maire, Martine Vassal ne sera plus présidente de la Métropole. » Le fruit d’une opposition politique tout au long du dernier mandat entre le maire de gauche et la présidente de droite qui a coûté « à Marseille et aux Marseillais », estime-t-il. Et exaspéré dans la grande majorité les maires des autres communes, otages d’un exécutif puissant et sans partage, et de l’éloignement du terrain des prises de décision. Rebou…