Léonie Pernet s’est installée en partie à Marseille, « pour des raisons amoureuses », souffle-t-elle, ajoutant que, si elle est née dans le Nord de la France, elle pense que « c’est une anomalie ». « Je suis faite pour le Sud », insiste-t-elle. Formée au Conservatoire de Reims en percussions, pianiste et également activiste de la scène électronique, Léonie Pernet est une artiste touche-à-tout, auteure, interprète et compositrice qui, dans son dernier album Poèmes pulvérisés, fait la synthèse de ses inspirations.
Un voyage au Niger sur les traces de son père et un recueil de poésie de René Char – qui lui insuffle le nom de l’album -, sont à l’origine de ce disque, qui s’est construit en écho au chaos du monde. « Ce n’est pas un album insouciant. C’est un album inquiet et concerné, mais qui continue d’espérer, confirme-t-elle. Si je peux être une personne très en colère, très abattue, ce ne sont pas ces affects-là que je veux éveiller dans ma musique. »
Un album de la réconciliation
Sa voix posée déclame ses poèmes pulvérisés, fragments d’un monde qui implose et d’identités à reconstruire, tandis que la pulsation électronique maintient l’espoir en vie. « Ce n’est pas réfléchi mais c’est vrai qu’…