Le compteur en WorldTour est ouvert pour Unibet Rose Rockets. Grâce à sa recrue phare de l’hiver, Dylan Groenewegen, la ProTeam française a accroché le Tour de Bruges à son palmarès, ce mercredi. « Pour moi, ça faisait longtemps, donc c’est bien d’être de retour à ce niveau. Gagner une course d’un jour n’est jamais facile, et on a fait une très bonne semaine jusqu’ici », note le vainqueur du jour, mais aussi du Monseré et de la Bredene Koksijde, qui n’avait plus gagné en WorldTour depuis… une étape du Tour de France 2024, à Dijon. « On a fait un excellent stage d’entraînement avant le Giro, c’est un début de saison important. Notre niveau est très élevé en ce moment, on espère pouvoir continuer comme ça, peut-être gagner encore. Mais on ne sait jamais, il faut profiter du moment ».

UN COUP DE MAIN D’ALPECIN-PREMIER TECH

Sur l’épreuve belge, les conditions ont rendu la course dantesque, à coups de bordures et de nervosité. « À 70 ou 80 km de l’arrivée, on a décidé d’attaquer. On a formé un petit groupe, puis un deuxième groupe est revenu. On était environ 35-40 coureurs. J’ai crevé ensuite, puis on s’est replacés dans les bordures finales pour économiser de l’énergie ». Le Néerlandais n’a pas hésité à faire quelques efforts pour être bien placé. « Il vaut mieux être à l’avant que subir derrière. Au début de la course, j’étais un peu passif et j’ai été distancé. Finalement j’ai juste dit aux gars de me garder à l’abri du vent et de bien me placer pour le sprint. C’est ce qu’ils ont fait ».

Dylan Groenewegen avait en effet quelques équipiers dans ce final. « On a de gros gabarits dans l’équipe, ça aide. Certains sont très puissants. Si on les utilise correctement, on voit à quel point ils sont forts. Même quand j’étais distancé, ils m’ont ramené. Ils sont vraiment costauds. Il faut juste bien communiquer ». Surtout dans ces derniers kilomètres où les attaques ne se sont jamais arrêtées. « Ça attaquait, ça revenait, ça repartait. Au final, on a réussi à rester calmes ». Puis dans le sprint, Dylan Groenewegen a pris les bonnes roues. « Je voulais lancer un peu plus tôt. On allait à droite, puis Alpecin est passé à gauche, donc j’ai pu prendre leur roue. On a un peu profité de leur effort. On n’a pas tout fait parfaitement, mais ça a fonctionné. Deux gars devant moi disaient d’y aller, alors j’ai crié et on a lancé ».

« ON VEUT MONTRER QU’ON A UNE BONNE IMAGE, MAIS SURTOUT DE BONNES PERFORMANCES »

Ce nouveau succès est déjà le quatrième pour le sprinteur. Pour retrouver une saison de Dylan Groenewegen à quatre victoires au 25 mars, il faut remonter à 2019, à l’époque Jumbo-Visma. Une statistique qui confirme un bon choix de carrière cet hiver. « C’est un nouveau déclic. J’ai eu de très bonnes années chez Jumbo, de bonnes années ailleurs, mais parfois c’est bien de changer. On a beaucoup échangé avec cette équipe, on est très ouverts les uns envers les autres. Tout le monde donne le maximum pour m’aider et je veux faire de même pour l’équipe. C’est une bonne motivation et un bon équilibre ».

Celui qui a passé la barre des 80 victoires pros côtoie une ancienne gloire du sprint, puisque Marcel Kittel a rejoint le staff cet hiver. « Peut-être qu’il m’aide à rester calme, qu’il apporte une bonne énergie. Il travaille aussi beaucoup avec les jeunes, leur explique comment gérer les finals de course. C’est important parce qu’on a un mélange d’expérience et de jeunesse. Il transmet très bien les choses, c’est vraiment utile ». Et même s’il n’y aura toujours pas de Tour de France en 2026, Unibet Rose Rockets poursuit sa mission séduction. « On veut montrer qu’on a une bonne image, mais surtout de bonnes performances. On montre actuellement qu’on a de très bons coureurs, des jeunes talents, des coureurs expérimentés. C’est un bon mélange et on espère le prouver à tout le monde ». Jusqu’à présent, c’est réussi.