Après avoir gagné en gants longs, manchettes noires et K-way orange dans le froid et autour des montagnes enneigées d’Isola, à Paris-Nice, puis à la suite d’un premier succès en bleu-blanc-rouge il y a 48 heures lors de l’étape inaugurale du Tour de Catalogne, Dorian Godon a remis ça, en blanc cette fois-ci, puisque dans la peau de leader de l’épreuve WorldTour. Cette troisième victoire cette saison, le Champion de France semblait pourtant loin de l’avoir en poche au moment de passer la flamme rouge, et alors que l’improbable duo de tête – les favoris du général Remco Evenepoel et Jonas Vingegaard – comptaient encore une poignée de secondes d’avance qui semblait suffisante, eux qui ont passé une petite trentaine de kilomètres seuls à l’avant après un coup de folie du Belge.
La chute de ce même Remco Evenepoel à l’entrée du dernier rond-point a tout changé, Jonas Vingegaard décidant ensuite de son propre aveu de couper son effort. Et c’est donc au sprint que s’est jouée la victoire pour la troisième journée consécutive. Battu la veille par Magnus Cort Nielsen, Dorian Godon s’est cette fois-ci montré largement au-dessus de la mêlée, disposant des Britanniques Ethan Vernon (NSN) et Noah Hobbs (EF Education-EasyPost) avec aisance.
UNE NOUVELLE OPPORTUNITÉ INATTENDUE CE JEUDI
“J’étais dans la première bordure, je n’ai pas perdu d’énergie dans le vent, je n’ai pas stressé”, évoquait-il au micro de Cycling Pro Net après la course, derrière le podium protocolaire. “Je ne me suis pas trop soucié de Remco (Evenepoel) et de (Jonas) Vingegaard, je me suis concentré sur le sprint. L’équipe a fait un super boulot. Oscar (Onley) est notre leader (pour le classement général, NDLR) mais il a fait le dernier kilomètre à bloc. J’ai eu un peu de réussite avec la chute de Remco mais je ne pensais qu’à la gagne aujourd’hui (mercredi). Il n’y a pas photo et je suis trop content”.
Alors qu’en raison de vents violents, la quatrième étape n’arrivera finalement non pas au sommet de l’ascension de Vallter – pour ce qui devait être l’étape reine de l’épreuve catalane – mais à Camprodon, au pied de la montée finale, le surpuissant sprinteur-puncheur d’INEOS Grenadiers pourrait finalement trouver là une nouvelle occasion de l’emporter.