Amir Reza-Tofighi, président de la CPME et Nicolas Dayot, membre du comité exécutif en charge du Tourisme le 26 mars 2026
La Confédération des Petites et Moyennes Entreprises consacrait une conférence de presse le 26 mars 2026 à la présentation de son plan d’action en faveur du tourisme, à l’horizon 2035.
C’est le Président de la CPME lui-même qui a introduit cette présentation. Amir Reza-Tofighi a d’emblée rappelé le poids économique du tourisme dans l’économie française, avec 8% du PIB et 2 millions d’emplois directs. Selon lui, face à un concurrence au sein de l’Europe (Espagne, Italie) à laquelle s’ajoute désormais des acteurs tels que l’Egypte ou le Canada, il est impératif de déployer une stratégie sur 10 ans pour permettre à la France de valoriser ses atouts.
Le plan Cap 2035 se compose de 5 piliers. Il faut selon la CPME refonder la gouvernance, et associer les acteurs économiques aux décisions. Il est nécessaire d’accompagner les transformations écologiques et numériques. Il faut également redonner de l’oxygène aux acteurs du tourisme en allégeant la pression fiscale et normative. Le secteur doit enfin restaurer l’attractivité des métiers du tourisme. Toutes ces dispositions doivent converger vers la tenue d’Assises Nationales du Tourisme avant l’échéance électorale de 2027, 13 ans après la dernière édition.
« Une richesse patrimoniale bien répartie »
Le président de la CPME Si la France dispose d’atouts, elle doit composer avec des freins, concurrence accrue, difficulté de recrutement et sous-investissement dans l’appareil productif que le membre du Comité exécutif en charge du Tourisme explique par une conjonction de facteurs. « En France, les entreprises ont des marges brutes inférieures à la moyenne européenne car elles sont assommées par la fiscalité, ce qui empêche l’investissement », explique Nicolas Dayot, et ce sous-investissement empêche selon lui de restaurer les marges. En outre « une absence de volonté de développement local ou une peur de la croissance touristique« , poursuit-il. « Pourtant, un pays endetté ne peut faire l’impasse sur 60 milliards de PIB supplémentaires. »
La CPME en appelle donc à un accompagnement permettant de développer l’offre, en optimisant l’existant, en investissant dans des zones touchées par le « sous-tourisme ». « Il y a une diagonale du vide en France où il y a pas de tourisme et on pourrait le développer avec un travail d’investissement public, d’aménagement du territoire et d’équipement privés », estime Nicolas Dayot. « La richesse patrimoniale française est assez bien répartie sur le territoire et on n’utilise malheureusement pas assez sur cet atout ». Cap 2035 doit également accompagner une transformation : transition écologique parla croissance, numérisation et gestion de la data et amélioration de l’accessibilité par le train et le transport aérien.
La CPME entend faire remonter ces doléances dans le cadre d’Assises Nationales du Tourisme. se tiendraient avant les Présidentielles. L’organisme qui assoit sa légitimité sur le fait qu’elle fédère, comme le rappelle Amir Reza-Tofighi, « 26 fédérations liées au tourisme, représentant 70% de l’emploi du secteur », espère faire de cette question l’un des enjeux de l’élection présidentielle à venir.
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