Loana Petrucciani, première vedette de téléréalité en France a été retrouvée morte mercredi 25 mars, à l’âge de 48 ans. Elle avait connu une célébrité éclair, en 2001, lors de sa participation à la toute première émission de téléréalité en France, Loft Story, puis une longue dégringolade marquée par la drogues, les violences et émaillée de tentatives de suicide.

Si l’annonce de sa mort a suscité une vague d’émotion, entre tristesse et colère, la vie de Loana Petrucciani était assez solitaire. Selon son meilleur ami, Laurent Amar, Loana n’avait plus donné de nouvelles depuis le mois de décembre.

Une mort qui remonte à plusieurs jours

C’est en fin de journée, mercredi 25 mars, que les pompiers sont appelés dans l’immeuble où vivait Loana, à Nice, sa ville d’origine.

À leur arrivée dans l’appartement de l’ancienne star de téléréalité, vers 18 heures, les secours, entrés par la fenêtre, découvrent son corps sans vie. Elle serait morte depuis « plusieurs jours », précise dans la soirée le procureur de la République Damien Martinelli.

Le parquet fait état d’une plaie à l’arrière du crâne et d’ecchymoses dans la région lombaire qui permettraient d’envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière. Toujours selon le parquet, le corps a été transporté à l’institut médico-légal en vue d’une autopsie et l’appartement placé sous scellé. Des analyses toxicologiques et anatomopathologiques ont été ordonnées.

Les pompiers découvrent également dans l’appartement, le corps de Titi le chien de Loana, mort lui aussi.

Des techniciens de l’identité judiciaire, un médecin légiste et un magistrat du parquet se sont rendus sur les lieux.

• Enquête ouverte

L’annonce de la disparition de Loana a été faite dans la soirée par Paris Match, puis confirmée par le procureur de la République.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte par le parquet de Nice après la découverte du corps de Loana Petrucciani, a déclaré à BFMTV le procureur de la ville.

À ce stade des investigations, indique le parquet, aucun élément ne permet d’envisager l’intervention d’un tiers en lien avec le décès.

• Pas de nouvelles depuis plusieurs semaines

Laurent Amar, l’un des amis proches de Loana, a déclaré à BFMTV « être venu au domicile il y a trois semaines, son chien Titi aboyait, mais Loana n’avait pas ouvert la porte ». « Toujours des soucis d’addictions , foutues addictions aux médicaments, à l’alcool et à autre chose, elle ne s’est jamais débarrassée de ses addictions ».

Descente aux enfers

Ces dernières années, l’ex-star révélée par Loft Story n’était plus que l’ombre d’elle-même lors de ses rares apparitions médiatiques. Depuis une dizaine d’années, sa vie a été marquée par une succession d’hospitalisations, d’épisodes psychiatriques et de violences subies.

En 2024, sur le plateau de Touche pas à mon poste, elle raconte un viol extrêmement violent qu’elle a récemment subi. Visiblement traumatisée et lourdement médicamentée, elle peine à formuler des phrases, apparaissant en état de choc.

• Plusieurs hospitalisations en psychiatrie

En 2020, elle partage sur les réseaux sociaux des photos de son corps couvert d’hématomes, accusant son ex-compagnon de l’avoir frappée.

La même année, elle est internée en clinique psychiatrique après une crise de démence dans les rues de Paris. D’autres séjours en hôpital suivront pour des overdoses ou des traumatismes liés à des malaises.

• Des hommages nombreux, et de la colère

Dès l’annonce de la mort de Loana, les hommages n’ont pas manqué, pour saluer cette personnalité au destin brisé. A commencer par ses anciens camarades du Loft, proches ou non, comme son ami Steevy Boulay, ou encore Jean-Edouard Lipa, Laure de Lattre, Kenza Braïga. Beaucoup expriment aussi colère et regrets, d’avoir été les témoins impuissants du destin de Loana, première victime de la téléréalité, sous l’œil complice des téléspectateurs.

Dans une publication Instagram, l’essayiste féministe Valérie Rey-Robert estime ainsi que le terme « féminicide » peut s’appliquer à la mort de Loana.

« Loana s’est consumée sous nos yeux. Loana est morte du sexisme, de la psychophobie, du classisme, de la grossophobie. Nous portant en tant que société une responsabilité dans sa mort ».

Article original publié sur BFMTV.com