L’opéra de Poulenc de 1957, adapté de la pièce de théâtre posthume de Bernanos (1949), elle-même tirée du récit La Dernière à l’échafaud de Gertrud von Le Fort, est inspiré d’une histoire vraie. Celle des seize religieuses carmélites de Compiègne, guillotinées le 17 juillet 1794 à Paris, sous ordre du Tribunal révolutionnaire. Leur histoire a été racontée par mère Marie de l’Incarnation qui a échappé à l’exécution. Une nouvelle production de cet opéra en trois actes (d’une durée de 2h55 entracte compris) se tenait mercredi 25 mars 2026 à l’Opéra de Marseille. Avec la venue pour la première fois à Marseille de la cheffe d’orchestre israélo-brésilienne Debora Waldman pour une performance vibrante.
La mort de la Prieure dans les « Dialogues des Carmélites » à l’Opéra de Marseille. / Photo Christian DRESSE
Ces Dialogues des Carmélites marquent par leur puissante sobriété. La mise en scène est signée par l’enfant de Marseille, Louis Désiré, accompagné par ses complices Diego Méndez-Casariego aux décors et costumes, et Patrick Méeüs à la lumière. Le trio avait officié la saison dernière sur Il Trovatore de Verdi. On retrouve ici les nuances de noir, les jeux de voiles et les symboles forts. L’acte I à la lumière des flambeaux joue avec les clairs-obscurs, tandis que dès l’entrée au couvent de Bl…