À Grenoble, comme dans beaucoup de villes écologistes, la sécurité est au cœur des enjeux et des polémiques. Avez-vous des regrets sur la manière dont vous l’avez envisagée ?
« C’est la France qui est en échec en matière de sécurité. »
Pas Grenoble ?
« Grenoble n’est pas plus en réussite que les autres. Nous sommes en échec. Et nous, élus locaux qui faisons partie du continuum de sécurité, nous faisons partie de cet échec. Vous savez, on est passé, en l’espace de quelques années, de 60 000 personnes en prison à 86 000. C’est colossal. Est-ce que les gens se sentent mieux et plus en sécurité ? Non. Est-ce que la consommation de drogue a baissé ? Non. Est-ce que le trafic a baissé ? Non. »
Avez-vous fait tout ce que vous pouviez ?
« On a fait tout ce qu’on pouvait, c’est-à-dire qu’on travaille main dans la main avec la police nationale, la justice, on a des conventions de coordination, on utilise bien les…