- Le gouvernement a annoncé, vendredi 27 mars, un plan d’aide de près de 70 millions d’euros face à la hausse drastique du prix des carburants.
- Pas suffisant, pour les transporteurs routiers, qui annoncent des barrages en Auvergne-Rhône-Alpes.
- Ils souhaitent une remise à la pompe, comme en 2022 au déclenchement de la guerre en Ukraine.
Les actes se faisaient attendre, face à la hausse drastique des prix du carburant. Vendredi 27 mars, le gouvernement a annoncé déployer un plan d’aide pour les secteurs les plus touchés comme la pêche, l’agriculture ou les transports : 70 millions d’euros, ciblé et limité au mois d’avril. Loin d’être suffisant, pour les transporteurs routiers. Ils annoncent des mobilisations et la mise en place de barrages filtrants samedi en Auvergne-Rhône-Alpes. Ils demandent des remises à la pompe, comme cela avait été le cas en 2022.
« Depuis le début, on demande deux aides qui sont les mêmes que celles de 2022 avec la guerre en Ukraine. À savoir une remise à la pompe pour les professionnels. Et, deuxièmement, une aide forfaitaire par véhicule pour rattraper le mois qui vient de s’écouler avec la hausse brutale des prix du carburant », lance sur LCI Bruce Aiglehoux, secrétaire général OTRE (Organisation des transporteurs routiers européens) Île-de-France.
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« Les annonces gouvernementales », prises sous pression alors que des organisations de transporteurs promettaient de manifester, « ne sont ni à la hauteur, ni opérationnelles », a pour sa part réagi Florence Berthelot, déléguée générale de la FNTR, plus ancienne organisation de routiers, dénonçant « une usine à gaz ».
Emilien DECELLE
