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Serez-vous présent pour le match face à la Belgique ?

Non, je ne pense pas. Le match se joue à Atlanta et, pour l’instant, je n’ai rien prévu. À moins qu’un ami ne m’appelle (il sourit). Je sais que David Steegen travaille désormais pour la fédération belge. S’il me passe un coup de fil, peut-être que je sauterai dans l’avion.

Vous attendrez donc la Coupe du monde…

La Belgique dispute un match chez moi à Los Angeles pendant le Mondial. Là, j’espère vraiment être au stade et y voir quelques amis. Et surtout revoir Romelu Lukaku avec la sélection. Si Romelu et David sont là, je viendrai au match, c’est certain.

Nov 23, 2024; Queens, New York, USA; MLS broadcaster Sacha Kljestan interviews New York Red Bulls forward Dante Vanzeir (13) after the match against the New York City FC in a 2024 MLS Cup eastern conference semifinal match at Citi Field. Mandatory Credit: Lucas Boland-Imagn Images/Sipa USAKljestan travaille pour la MLS, il interviewe ici Dante Vanzeir quand il jouait à New York ©Lucas Boland

Quel sera votre rôle pendant la Coupe du monde ?

Je travaille à temps plein pour la Major League Soccer et le championnat fera une pause durant le Mondial. Il est possible que je collabore avec Fox, le diffuseur principal du mondial aux États-Unis. Nous avons eu des discussions. J’attends de voir s’il y a une place pour moi. Sinon, je serai simplement supporter.

Attendez-vous la compétition avec impatience ?

Elle aura une saveur particulière pour moi. En 1994, lors de la dernière édition sur le sol américain, j’avais neuf ans. J’ai été inspiré par ce tournoi. Cela m’a donné envie de réussir dans le football. Cet été, deux matchs de l’équipe nationale des États-Unis auront lieu à Los Angeles… et mon fils a neuf ans. C’est une belle histoire. J’espère qu’il sera inspiré à son tour.

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Vos enfants jouent au football ?

Oui. Mon fils et ma fille jouent tous les deux. Mais ils pratiquent aussi d’autres sports américains : basket, football américain… et mon fils joue même au baseball.

Quel regard portez-vous sur l’équipe nationale américaine avant le match amical face à la Belgique ?

Les résultats ne sont pas le plus importants. Les États-Unis vont affronter la Belgique, l’Allemagne, le Portugal et le Sénégal d’ici au Mondial. Quatre des dix meilleures équipes du monde. Ce sont des tests extraordinaires. Mais, l’essentiel, c’est que le sélectionneur trouve ses certitudes.

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Ce sera le moment de faire les derniers tests tactiques…

Est-ce que Mauricio Pochettino va maintenir son 3-4-3 ? Qui seront les onze ou quinze joueurs sur lesquels il va vraiment s’appuyer ? Voilà les vraies questions auxquelles l’équipe devra répondre. Bien sûr, je veux voir les États-Unis gagner mais ces matchs servent d’abord à préparer la Coupe du monde.

Pochettino est-il l’homme de la situation ?

Oui. En six mois, il a relevé le niveau d’exigence et instauré une discipline qui manquait. Les attentes sont immenses. Et quand je vois la qualité de certains joueurs, je suis très enthousiaste.

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Qui sont les fers de lance de cette équipe ?

En Serie A, nous avons deux des meilleurs joueurs du championnat : Christian Pulisic à l’AC Milan et Weston McKennie à la Juventus. Quand vous avez ce type de talent, vous pouvez viser haut.

Hormis vos deux stars, quels joueurs les Belges doivent-ils surveiller ?

Deux cadres sont absents. Sergiño Dest, qui joue au PSV Eindhoven et qui est passé par l’Ajax et Barcelone, a énormément de talent. Et Tyler Adams, le numéro 6 de Bournemouth, fait tout le travail de l’ombre. Il court, il tacle, il dirige. Ce sera probablement le capitaine de l’équipe à la Coupe du monde Antonee Robinson, arrière gauche de Fulham FC, est présent. Ilest aussi très fort, même s’il a été souvent blessé.

Et y a-t-il un joueur qu’on ne connaît pas en Europe qui mériterait un peu plus de lumière ?

Il n’est pas dans la sélection mais pourrait être à la Coupe du monde. C’est n jeune de MLS, Diego Luna. Un numéro 10. Physiquement, il ne ressemble pas au footballeur type. On pourrait le sous-estimer mais il a beaucoup de talent. Je ne pense pas qu’il sera titulaire mais en sortie de banc, sur quinze ou vingt minutes, il peut faire la différence.

Jusqu’où peuvent aller les États-Unis à la Coupe du monde ?

Le tirage est bon. Pas facile mais bon. Nous avons le Paraguay et l’Australie, deux équipes que nous avons battues récemment en amical. Et un barragiste européen. Au minimum, nous devons sortir des poules. Ensuite, le quart de finale est l’objectif.

C’est ambitieux !

Le pays attend des résultats mais aussi une équipe qui joue avec personnalité, qui inspire le pays. C’est un moment clé pour la croissance du football aux États-Unis et pour la MLS.

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Le pays vivra-t-il réellement au rythme du Mondial ?

À 100 %. À chaque Coupe du monde, peu importe l’endroit, le public soutient la sélection. Mais, à domicile, ce sera fou. Ce sera incroyable pour le football ici.

Dans le contexte mondial actuel et la place des États-Unis dans une situation géopolitique instable, la Coupe du monde peut-elle rassembler ?

(Il choisit bien ses mots) Ce qui se passe dans le monde est triste. Sans entrer dans un débat sur la politique américaine actuelle, avec laquelle je ne suis pas toujours d’accord, je suis heureux que des gens du monde entier viennent ici. J’espère que tout le monde pourra se rassembler en paix, profiter du football et apprendre à se connaître. Pendant 90 minutes, on peut être adversaires. Après, on doit partager un bon moment.

Kljestan et Lukaku sont très amis.Kljestan et Lukaku sont très amis. ©Belgaimage

Quel joueur belge les Américains veulent-ils voir ?

Romelu Lukaku. Il reste le plus célèbre ici. J’aimerais le voir en MLS. Ce serait un rêve pour moi d’aider à le faire venir aux États-Unis. Les gens adoreraient sa personnalité. Et il marquerait énormément de buts.

Son projet est de revenir à Anderlecht. Cela vous pose un dilemme. Préférez-vous le voir en MLS ou à Anderlecht ?

(Il éclate de rire) Je ne peux pas trancher. La moitié de mon cœur est pour un scénario. L’autre moitié pour l’autre. Dans les deux cas, je serais très heureux.

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