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15 h 53. Au Metullum, les conférences et ateliers suivent leur cours. Le reste de la journée va être ponctué par des spectacles (théâtre, chorale…) avant de se terminer par un bal prévu à 22 h.
15 h 25. L’ambiance est festive sur le rond-point du Parapluie, à Melle, où la Coordination rurale a installé son campement. « Ils défendent leur cause, nous défendons la nôtre, mais l’important, c’est que tout se passe dans le calme », explique un membre de la CR. Entre rires, discussions et odeurs de barbecue, aucune tension ne se fait sentir.
14 h 40. Ce week-end est d’ailleurs marqué à Melle par le changement de municipalité. Le conseil municipal d’installation se réunira dimanche à 11 h pour procéder à l’élection de Ryan Lequien (divers centre), tête de la liste victorieuse au second tour le 22 mars, face au maire sortant écologiste, Sylvain Griffault, et à une liste divers gauche.
La campagne avait été marquée par de fortes tensions autour de la question des réserves d’eau : très contesté, le soutien apporté par Sylvain Griffault au collectif Bassines non merci a lourdement pesé dans les urnes. La Coordination rurale s’était d’ailleurs invitée dans le débat, affichant son soutien à Ryan Lequien sur des banderoles entre les deux tours, qui visaient également Sylvain Griffault. Ryan Lequien avait condamné cette action « dommageable pour notre image et pour le débat public ».
14 h 28. Sylvain Griffault, maire sortant de Melle, dont le mandat prendra fin demain, est arrivé dans la salle du Metullum pour assister à la conférence de presse. « Mon mandat s’est fait sous le signe de l’engagement, il faut le tenir jusqu’au bout », indique-t-il.
14 h 20. Lors de la conférence de presse organisée au Metullum de Melle, la députée LFI Clémence Guetté a souligné l’importance de « continuer à mener le combat ». « Ici la Coop de l’eau est paroxystique de ce phénomène d’accaparement de l’eau, mais à chaque fois que je viens ici, je constate à quel point nous avons des points d’appui. […] Il faut montrer qu’un autre modèle est possible. » La députée du Val-de-Marne, originaire des Deux-Sèvres, était présente à Sainte-Soline il y a trois ans.

Présente il y a trois ans à Sainte-Soline, la députée LFI Clémence Guetté a participé à une table ronde organisée par Bassines non merci.
© (Photo NR, Emilie Chesné)
14 h. Les agriculteurs de la CR ont allumé le barbecue directement sur le rond-point.
13 h 45. Le convoi de la Coordination rurale vient d’atteindre le rond-point du Parapluie, à Melle, toujours encadré par la gendarmerie. Les dix tracteurs ont pris position. Sur le rond-point du Parapluie, l’apéritif et les barbecues s’organisent. Les membres de la CR aimeraient pouvoir échanger avec le nouveau maire de Melle, Ryan Lequien. Il sera officiellement élu dimanche matin.

Les tracteurs ont fait la route entre la réserve et Melle où se retrouve depuis le matin BNM.
© Photo cor.nr Didier Darrigrand
12 h 55. Pendant ce temps, à Melle, « jusqu’ici tout va bien », souligne Julien Le Guet. Le porte-parole du collectif Bassines non merci se dit serein mais vigilant : « Pour l’instant, il n’y a pas de pression de la CR, nous espérons être protégés par les forces de l’ordre. Ce serait scandaleux qu’elles laissent les tracteurs entrer dans le centre-ville. Si la préfecture voulait, elle aurait pu leur interdire de quitter Sainte-Soline. Le préfet a fait cet arbitrage, c’est une prise de risque. S’il y a le moindre débordement, ce ne sera du fait de notre collectif. »
Le collectif tiendra une conférence de presse d’ici une dizaine de minutes en présence de Clémence Guetté, députée (LFI) du Val-de-Marne et première vice-présidente de l’Assemblée nationale.
12 h 30. La Coordination rurale prend la route vers Melle. Les tracteurs mettent le cap sur le rond-point du Parapluie.
12 h 04. Dans le centre-ville de Melle, l’ambiance est calme. Une centaine de personnes déambulent à travers les différentes animations de la matinée. Au programme jusqu’à midi : une conférence de la ligue des droits de l’homme sur les violences policières, une table ronde sur la politique de l’eau et la diffusion du film Sainte-Soline, autopsie d’un mensonge d’état, au Metellum.
11 h 51. Sous un ciel gris, un drone de la gendarmerie survole en permanence la réserve, scrutant les mouvements au sol. Aux entrées du site, les forces de l’ordre maintiennent un filtrage strict, contrôlant chaque véhicule et chaque participant. Pour compléter le dispositif, trois motocross sillonnent les alentours.
11 h 39. À Sainte-Soline, des agriculteurs se sont rendus aux abords de la réserve. Certains y ont brandi des drapeaux de la Coordination rurale.

Des agriculteurs se sont rendus aux abords de la réserve d’eau de Sainte-Soline, samedi.
© (Photo NR, Jean-André Boutier)
11 h 34. À Melle, au rond-point de la colonne, des contrôles de zone sont en cours, sans bloquer pour l’instant le passage. En revanche, rond-point des parapluies, les gendarmes dévient les automobilistes.

Les gendarmes sont sur place.
© (Photo NR, Émilie Chesne)
11 h 28. Des convois en provenance de la Vienne et de Charente-Maritime sont encore attendus pour grossir les rangs des agriculteurs réunis à Sainte-Soline. Les coprésidents de la Coordination rurale espèrent atteindre la centaine de participants d’ici midi. Au programme : un repas partagé aux abords de la réserve, avant un départ en début d’après-midi vers Melle, sous escorte de gendarmerie.
Selon l’un des coprésidents, le cortège devrait se diriger vers le rond-point du Parapluie, une zone choisie pour échapper aux restrictions de l’arrêté préfectoral, qui interdit plusieurs zones de la ville aux manifestants. Ce serait aussi une manière de marquer leur présence à Melle, où sont actuellement réunis les antibassines.
11 h 20. À Melle, où le collectif Bassines non merci doit se mobiliser, les forces de l’ordre sont également en place. Les gendarmes sécurisent plusieurs zones qui pourraient se montrer sensibles si la Coordination rurale rejoignait la ville. C’est le cas du Cairn érigé en 2024 par les militants antibassines et détruit par les agriculteurs en décembre 2025.

© Infographie NR
11 h 02. Une heure après le début du rassemblement, les effectifs de la Coordination rurale peinent à se densifier. À peine une soixantaine de membres sont présents sur place, dont certains ont fait le déplacement depuis le Lot-et-Garonne.
10 h 52. Natacha Guillemet, présidente du syndicat agricole des Pays de la Loire, a fait le déplacement depuis le sud-Vendée ce samedi, aux côtés de son fils Adam, 15 ans. Bonnets jaunes sur la tête, mère et fils se tiennent fermement aux abords de la réserve de Sainte-Soline. Pour eux, ce rassemblement n’a rien d’un simple symbole. « On veut avoir accès à l’eau pour défendre notre outil de travail et garantir la souveraineté alimentaire », déclare-t-elle.
Autour d’eux, l’important dispositif de gendarmerie ne passe pas inaperçu. « On nous demande nos cartes d’identité à l’entrée, on n’est pas des criminels, lance-t-elle, visiblement irritée. On est là pour protéger ce que veulent détruire les antibassines. » Exploitante depuis 2016, Natacha Guillemet était déjà présente il y a trois ans, lors des violents affrontements de Sainte-Soline : « Franchement, c’était l’apocalypse, mais on était tellement nombreux qu’on n’a pas eu plus peur que ça ».

Natacha Guillemet, présidente du syndicat agricole des Pays de la Loire, est à Sainte-Soline ce samedi.
© (Photo NR, Jean-André Boutier)
10 h 45. À Sainte-Soline, les agriculteurs sont pour le moment rassemblés en petits groupes. Ils discutent dans une bonne ambiance.

De petits groupes d’agriculteurs commencent à se former
© (Photo NR, Jean-André Boutier)
10 h 04. À Sainte-Soline, un escadron de gendarmerie a pris position autour de la réserve. Une dizaine de fourgons des forces de l’ordre encerclent la réserve, déployant un dispositif bien plus imposant que celui de la Coordination rurale. Côté manifestants, sept tracteurs sont pour l’instant alignés le long de la réserve.

Plusieurs véhicules agricoles sont sur place.
© (Photo NR, Jean-André Boutier)
9 h 55. La bataille autour des réserves ne se résume pas à la manifestation violente du 25 mars 2023 à Sainte-Soline. C’est plus d’une décennie de conflit autour de l’eau qui s’illustre dans ce territoire des Deux-Sèvres. La NR vous résume tout à travers cinq infographies, dans notre article ci-dessous.
9 h 35. Quant à lui, le collectif Bassines non merci compte manifester à Melle, non loin de Sainte-Soline. Plusieurs zones sont interdites par la préfecture : une comprenant la gendarmerie et l’autre située autour du « Cairn » des militants antibassines. Le collectif a prévu de nombreuses animations tout au long de la journée, de 9 h 30 à plus de 22 h.
9 h 30. Sur les réseaux sociaux, vendredi soir, la Coordination rurale a partagé les coordonnées GPS de la réserve de Sainte-Soline. Le syndicat, auteur d’une percée lors des élections aux chambres d’agriculture, a lancé un appel à « tous les agriculteurs et citoyens attachés à nos territoires » et surtout partisans des réserves. « Les réserves sont des outils indispensables pour assurer des récoltes diversifiées, de qualité et en quantité suffisante » défend le syndicat.
9 h 25. En visite dans les Deux-Sèvres vendredi, la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, a réaffirmé l’intérêt général majeur des réserves de substitution, « notamment dans des territoires confrontés à un déficit hydrique comme les Deux-Sèvres ». Elle a insisté sur la nécessité de « continuer le déploiement des réserves de substitution ».
Ce qu’il faut savoir
- Le préfet des Deux-Sèvres a pris un arrêté interdisant des manifestations et attroupements dans certains secteurs de Melle, courant du jeudi 26 mars 8 h jusqu’au dimanche 29 mars 14 h.
- Le collectif Bassines non merci a prévu trois jours de mobilisation, trois ans après les violentes manifestations de Sainte-Soline. Samedi 28 mars, il est prévu une journée de tables rondes et d’ateliers, avant un bal, au Metullum, l’espace culturel de Melle.
- La Coordination rurale a lancé un appel aux agriculteurs et aux citoyens favorables aux réserves à se rassembler sur le site de la réserve à 10 h.