En 2023, les auteurs de cette étude ont recensé environ 2,54 millions de cas à travers le monde.

Publié le 28/03/2026 08:30

Mis à jour le 28/03/2026 10:43

Temps de lecture : 2min

Des étudiants britanniques font la queue pour être vaccinés contre la méningite à l'université du Kent, au Royaume-Uni, le 18 mars 2026. (CARLOS JASSO / AFP)

Des étudiants britanniques font la queue pour être vaccinés contre la méningite à l’université du Kent, au Royaume-Uni, le 18 mars 2026. (CARLOS JASSO / AFP)

La méningite tue plus de 250 000 personnes dans le monde chaque année, dont plus d’un tiers d’enfants de moins de 5 ans, souvent en Afrique, estime une vaste étude publiée vendredi 27 mars, après une récente épidémie en Angleterre.

« Malgré les progrès notables contre la méningite bactérienne grâce à des campagnes mondiales de vaccination, le fardeau de cette maladie reste considérable » : environ 2,54 millions de cas et 259 000 morts en 2023, selon cette évaluation parue dans The Lancet Neurology et présentée comme la plus complète jusqu’ici grâce à l’évaluation de 17 pathogènes.

Ces estimations sont jugées comme étant les plus pertinentes avec, toutefois, une part d’incertitude. Pour 2023, les scientifiques donnent des fourchettes d’environ 202 000 à 335 000 morts de méningite et de 2,2 à 2,93 millions de cas. La méningite est une infection de la moelle épinière et des méninges (fines membranes entourant le cerveau) causée par plusieurs types de virus, de bactéries et de champignons. Plus rare et plus grave que la méningite virale, la méningite bactérienne peut tuer en 24 heures sans prise en charge rapide.

Depuis 2000, l’intensification de la vaccination dans le monde a considérablement réduit le nombre d’infections et de décès de méningite, mais les progrès sont moindres que pour d’autres maladies, observent les auteurs de l’étude. Les pays les plus pauvres, surtout ceux de « la ceinture africaine de la méningite » s’étendant du Sénégal à l’Ethiopie, ont enregistré les taux de mortalité et d’infection les plus élevés. Le Nigeria, le Tchad et le Niger ont été particulièrement touchés. Facteurs majeurs de risque de décès, selon l’étude : un faible poids de naissance, une naissance prématurée et la pollution de l’air.