La création de l’équipe de France pour l’Esports Nations Cup n’est pas de tout repos. Cette compétition, l’équivalent des Jeux olympiques de l’esport, aura lieu pour la première fois du 2 au 29 novembre à Riyad, en Arabie saoudite. Pour l’occasion, l’Esports World Cup Foundation (EWCF), l’organisateur, a lancé un appel à candidatures pour déterminer quelle entité représenterait son pays pour l’événement.
Pour la France, deux dossiers s’affrontaient. D’un côté, l’Union Française des clubs professionnels (UFCEP) qui englobe les structures comme Team Vitality, Karmine Corp ou encore Gentle Mates. De l’autre, France Esports, l’association qui représente le secteur auprès des institutions publiques. Les deux organisations n’arrivaient pas à trouver un terrain d’entente. Elles s’opposaient sur des sujets majeurs, notamment au niveau de la vision stratégique du projet ou encore de la gouvernance. L’EWCF semblait donc devoir choisir entre l’une ou l’autre pour mener l’équipe de France esport.
L’UFCEP a retiré son dossier à la dernière minute
C’est là où ça se complique. Le 19 mars dernier, l’Union Française des clubs professionnels a décidé à la surprise générale de retirer sa candidature à L’Esports Nations Cup. Une décision forte qui devait logiquement nommer l’association France Esports pour représenter le drapeau tricolore lors de l’événement. Mais l’Esports World Cup Foundation ne l’a pas vu du même œil. La fondation a poussé pour une alliance entre les deux entités, sous peine de ne retenir aucune des deux organisations.
Forget everything you know about esports.
After reviewing more than 600 applications, we’ve selected over 100 National Team Partners to step up and unite their nation’s greatest players under one banner for the Esports Nations Cup.
The countdown to November has begun. Who are… pic.twitter.com/lWBWA6pQlx
— Esports Nations Cup (@ENC_EN) March 25, 2026
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Chose promise, chose due, l’EWCF a décidé qu’un sélectionneur indépendant devra être nommé pour représenter l’équipe de France. Pour la première édition de l’Esports Nations Cup, aucune organisation professionnelle française esport ne sera partenaire de l’événement. Sur les 630 candidatures envoyées à travers plus de 100 pays, la France aurait été la seule nation à poser autant de problèmes à l’organisateur.
Une solution incarnée par Bora « YellOwStaR » Kim
Pour garantir la participation française à l’Esports Nations Cup, Bora « YellOwStaR » Kim a été choisi en tant que National Team Managers. Ancien joueur esport emblématique de League of Legends, il devient donc l’unique interlocuteur entre les instances internationales et la délégation tricolore. Son rôle, identifier et proposer les sélectionneurs pour chacun des jeux de la compétition, hors jeux individuels. Un calendrier très serré l’attend. Bora « YellOwStaR » Kim a jusqu’au 7 avril pour décider.
Une fois les sélectionneurs nommés, la direction française devra finaliser la liste des joueurs pour chaque jeu avant la date du 26 avril pour participer aux phases de qualification. Le nouveau National Team Managers devra donc bâtir « seul » l’équipe qui devra rivaliser avec les meilleurs pays de la planète. À plus long terme, les acteurs français disposent de deux ans pour trouver un terrain d’entente avant la prochaine édition en 2028. Sans effort de la part des organisations françaises, le risque est de voir perdurer un modèle fragmenté, en décalage avec l’ambition internationale affichée par la discipline.