Par

Aline Chatel

Publié le

28 mars 2026 à 10h02
; mis à jour le 28 mars 2026 à 10h07

Dans la courte liste que nous dressions, sur la route qui menait au stade Diochon, des joueurs que nous estimions capables de jouer une montée en Ligue 2, on avait oublié un nom. Ronny Labonne ne serait probablement pas homme à s’en émouvoir s’il apprenait que c’était le sien, mais il s’est appliqué à nous rappeler notre erreur, vendredi 27 mars 2026. Le latéral du Stade Malherbe Caen, aligné dans le couloir gauche, a livré un gros match contre Rouen (1-1), tout spécialement en première mi-temps. Il s’est récompensé lui-même en inscrivant le premier but de sa carrière en National. Son 63ème match à ce niveau de compétition aura été le bon. Ronny Labonne a conclu une superbe action collective. 

Je vois qu’Ivann (Botella) donne un bon ballon à Momo (Hafid). Instinctivement, je fais un appel en profondeur dans la surface. Momo me met le ballon entre les jambes de l’adversaire et je fais un pointu. J’ai de la chance, ça finit petit filet.

Ronny Labonne, latéral du SM Caen

La joie du Malherbiste était belle à voir après cette ouverture du score fêtée notamment avec Marvin Esor, l’un des deux adjoints de Gaël Clichy. « Il me chambrait un peu, sourit le Martiniquais. Cela faisait un moment que je voulais marquer ce but. Je suis content, j’espère qu’il y en aura d’autres. » 

Un mois de mars de haut vol à gauche

Avec ce but et deux passes décisives, délivrées contre Châteauroux et Orléans, Ronny Labonne est un candidat très crédible au titre de joueur du mois de mars, à Caen. Il n’a jamais semblé meilleur depuis son arrivée en début de saison. Sans surprise, il attribue ce niveau de performance au mot qui revient le plus souvent dans ses interviews : le travail

On continue de travailler et ça paye. J’espère pouvoir montrer mes qualités le plus longtemps possible. On travaille dur à l’entraînement. On a fait un dix contre dix cette semaine, on avait des courbatures !

Ronny Labonne, latéral du SM Caen

Ronny Labonne bénéficie aussi de deux données concomitantes : le passage à trois derrière, qui lui offre un rôle de piston taillé sur mesure, et la blessure du latéral gauche Diabé Bolumbu. Voilà un mois qu’il joue à gauche et qu’il s’y distingue. « Ça m’offre d’autres possibilités, explique-t-il. Je peux rentrer sur mon pied droit ou partir à gauche. Pour l’adversaire, c’est plus compliqué. Quand je suis à droite, comme je sais que je peux centrer vite, j’ai tendance à pousser et centrer. Là, j’essaie de mettre de la diversité dans mon jeu. » Quant au rôle de piston, il « permet de mettre en avant [s]es qualités ». « Je peux à la fois attaquer et défendre. Ça me va bien. »

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« Mon enfant est né à Caen, cette ville sera toujours dans mon cœur »

Dans la force de l’âge à 28 ans, Ronny Labonne amène un peu de soleil dans la morosité malherbiste. Il s’éclate, il le montre et il le dit. « Je sors de deux années compliquées à Nîmes », rappelle-t-il. Souvent blessé et suspendu, il n’a joué que 28 matchs de National en deux ans, avec une passe décisive pour tout bilan comptable.

Le fait d’avoir trouvé un projet comme Caen m’a fait énormément plaisir. J’ai retrouvé du plaisir à jouer et à m’entraîner, c’est le plus important. Ça rejaillit sur le terrain. 

Ronny Labonne, latéral du SM Caen

À un an de la fin de son contrat, Ronny Labonne imagine son avenir à Caen et nulle part ailleurs. Le papa d’Aaron veut renforcer le lien qui l’unit à sa nouvelle ville. « Mon enfant est né à Caen, donc la ville sera toujours dans mon cœur. Je ne vais pas vous mentir, je kiffe. On a des vrais supporters, un vrai stade. C’est exceptionnel et ça donne vraiment envie d’emmener ce club là-haut. » Le Stade Malherbe peut espérer s’appuyer sur Ronny Labonne dans la nouvelle opération reconstruction qui se profile.

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