Depuis son arrivée dans le golf professionnel fin 2007, Rory McIlroy a toujours été un chouchou du public. De ses compatriotes, naturellement ; mais aussi des Européens, grâce à ses exploits et son leadership en Ryder Cup ; et plus largement des fans de golf du monde entier, sans distinction de nationalité. Loin de l’archétype du sportif en contrôle, maître de lui, quasi-robotique, il n’a jamais cherché (ou réussi !) à masquer ses émotions. Derrière nos écrans, il nous a été naturel de nous prendre d’affection pour ce joueur aussi bien hors normes clubs en mains que profondément humain dans son comportement.
Et d’humanité, il est avant tout question dans ce passionnant documentaire. En une heure et vingt minutes, Drea Cooper brosse en réalité le portrait d’un homme qui, malgré des échecs destructeurs, des doutes et des angoisses, n’a jamais renoncé à ses rêves d’enfant. « Ce dont je suis le plus fier, c’est de n’avoir jamais perdu espoir » : en concluant le film par cette phrase magnifique, McIlroy a la larme à l’œil. Spoiler : il n’y a pas que lui !