Avant de créer Star Wars, George Lucas a tenté d’acquérir les droits d’une célèbre franchise de science-fiction. Cette démarche témoigne de l’intérêt précoce du réalisateur pour l’univers du genre, bien avant le succès interplanétaire de sa propre saga.
Tl;dr
- George Lucas a envisagé de racheter Star Trek avant Star Wars.
- Son implication aurait pu bouleverser la science-fiction moderne.
- Star Wars a eu un impact culturel mondial et durable.
Un « et si » qui aurait pu tout changer
Remonter le temps, c’est parfois mesurer la fragilité de l’histoire. Peu de cinéastes incarnent autant un genre que George Lucas avec sa saga Star Wars. Pourtant, ce géant de la science-fiction a, un temps, caressé l’idée de reprendre les commandes d’un autre vaisseau emblématique : celui de Star Trek. L’anecdote, révélée dans les colonnes du magazine New Times en 1977 par Philip Kaufman, premier choix pour réaliser le film avorté « Star Trek: The Motion Picture », donne le vertige. « George Lucas est un bon ami. Avant de faire “Star Wars”, il m’a dit qu’il s’était renseigné sur la possibilité de racheter “Star Trek”. Je pensais qu’il avait une sacrée idée en tête… »
L’état du genre avant la révolution galactique
À cette époque, la série originale « Star Trek: The Original Series » s’était achevée depuis 1969, laissant les fans orphelins d’aventures spatiales innovantes. Si Paramount développait alors timidement un projet cinématographique avec Gene Roddenberry, rien n’aboutissait, en grande partie à cause des divergences créatives internes. Ce blocage permit à d’autres ambitions d’émerger, notamment celles de Lucas. Réduit par ses moyens financiers limités après « American Graffiti » et « THX 1138 », il n’a cependant jamais eu l’opportunité — ni les ressources — pour se lancer dans l’achat pur et simple des droits.
L’impact incalculable de « Star Wars » sur le paysage culturel
Plutôt que de s’approprier un univers déjà établi, Lucas convainc finalement Fox, non sans difficulté, de financer son propre récit interstellaire. Le reste appartient à l’histoire : Star Wars, loin d’être une évidence aux yeux des studios (qui doutaient ouvertement du projet), devient un phénomène mondial générant des milliards et influençant toute une génération de créateurs — jusqu’à guider des réalisateurs comme Ridley Scott vers leurs propres classiques comme « Alien ». La portée du film ne se limite pas au box-office : elle structure durablement la pop culture mondiale.
Songe d’une histoire alternative… et conclusion naturelle
Difficile aujourd’hui d’imaginer le visage du cinéma si Lucas avait plongé dans le monde déjà balisé de Star Trek. Aurions-nous connu ce même essor créatif ? À défaut de réponse définitive, quelques faits restent indiscutables :
- L’indépendance artistique a permis à Lucas une liberté inédite.
- L’échec possible lors du tournage aurait pu tout faire capoter.
- L’influence mondiale de « Star Wars » reste sans égale près d’un demi-siècle plus tard.
Ce simple détour historique rappelle à quel point certains choix façonnent durablement notre imaginaire collectif.