Le tandem français a largement devancé la concurrence, samedi en République tchèque, reléguant ses dauphins canadiens à plus de 19 points.
Publié le 28/03/2026 21:58
Mis à jour le 28/03/2026 21:59
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Le tandem français Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry, après la danse libre, exultent au moment de recevoir la médaille d’or aux Mondiaux de patinage artistique, le 28 mars 2026, à Prague (République tchèque). (MICHAL CIZEK / AFP)
Un nouveau chef d’oeuvre, pour entrer un peu plus dans l’histoire. Un mois et demi après leur sacre olympique à Milan, ils ont confirmé qu’ils étaient bel et bien les nouveaux patrons de la danse sur glace. Samedi 28 mars, à Prague, Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron ont décroché le titre mondial avec une autorité impressionnante. Une performance majuscule pour un duo encore jeune, formé il y a moins d’un an et demi, mais déjà entré dans une autre dimension. Entre maîtrise technique, grâce et intensité émotionnelle, les Français ont survolé la concurrence. Une démonstration hors du commun, presque insolente.

Ils n’en finissent plus de nous épater. Après l’or européen et olympique, Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron ont empoché ce samedi le titre mondial au terme d’une prestation envoutante. Toujours aussi connectés, les deux patineurs clôturent cette année 2026 au sommet avec le meilleur score de leur saison.
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Ils n’ont laissé aucune place au doute. Déjà largement en tête après la danse rythmique, Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron ont assommé la concurrence avec une danse libre d’une pureté rare. Sur la bande originale envoûtante de The Whale, doublement oscarisé en 2023, leur prestation s’est transformée en un véritable moment de grâce, une partition ciselée, et habitée de bout en bout, le public, ébahi pendant les quatre minutes de programme, étant incapable d’applaudir ou de réagir tellement le temps semblait s’être arrêté.
Le verdict est sans appel : 230,81 points au total, nouveau record personnel, après avoir déjà fait tomber leurs meilleures marques sur chaque segment (92,74 en rythmique, 138,07 en libre). Derrière, les Canadiens Piper Gilles et Paul Poirier sont relégués loin, très loin (211,52). Un gouffre, à l’image de la domination française du moment.

À peine plus d’un mois après leur titre olympique à Milan-Cortina, Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron faisaient leur grand retour lors des Championnats du monde de Prague. Comme à leur habitude, les Français ont brillé et ont pris la tête du classement provisoire et ont obtenu leur meilleure note de la saison après une prestation à couper le souffle.
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En l’espace de quelques semaines, le tandem tricolore a réussi ce que peu de couples, dans l’histoire, peuvent revendiquer : un doublé Jeux olympiques-Championnats du monde (Cizeron-Papadakis en 2022 déjà, Ponomarenko-Klimova en 1992 avant). Une confirmation éclatante de leur ascension fulgurante, eux qui patinent ensemble depuis 14 mois seulement. Pour Guillaume Cizeron, il s’agit déjà d’un sixième sacre mondial record, après ses cinq titres conquis avec Gabriella Papadakis, avec qui il avait aussi glané l’or olympique à Pékin en 2022 et qui a raconté, entre autres, dans un livre paru mi-janvier l’emprise qu’elle avait subie de la part de son ancien partenaire. Pour Laurence Fournier Beaudry, c’est une première couronne mondiale, au sommet d’un projet aussi audacieux que réussi.

Ils l’ont fait. Après avoir été sacrés champions olympiques en Italie, Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron ont réalisé un nouvel exploit à Prague. Les Bleus ont été sacrés devant les Canadiens Piper Gilles et Paul Poirier et les Américains Emilea Zingas et Vadym Kolesnik.
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Mais au-delà des chiffres, c’est la manière qui impressionne. Une capacité à raconter une histoire, à capter l’attention, à sublimer chaque note, chaque geste. Reste désormais une question en suspens. Comme ils l’avaient confié en conférence de presse avant ces Mondiaux, dans un contexte encore teinté de blues post-olympique, leur avenir commun n’est pas encore totalement scellé. Après avoir conquis l’or à Milan, puis dominé le monde en Tchéquie, la suite de leur aventure reste à écrire. Et peut-être, déjà, à réinventer.