Par

Thomas Rideau

Publié le

29 mars 2026 à 6h32

L’annonce ne passe pas du tout. Ce jeudi 26 mars 2026, la mairie de Bagneux, par la voix de sa nouvelle maire, Hélène Cillières (PCF), a fustigé la décision de la Région d’annuler un jury de concours qui devait permettre d’avancer la construction du nouveau lycée de la commune. « Une décision incompréhensible », résume la maire qui voit dans cette décision une volonté d’abandonner le chantier.

Une « annonce brutale »

« Cette annonce brutale, sans plus de précision, est incompréhensible et ne correspond pas au travail partenarial engagé avec la région depuis plusieurs années », affirme la ville de Bagneux dans un communiqué. D’autant plus que la commune « s’est engagée à prendre en charge l’intégralité du coût des travaux de dépollution ».

En réaction, Céline Malaisé, présidente du groupe Gauche communiste, écologiste et citoyenne à la Région, rappelle que le projet est « inscrit depuis 2017 au plan d’urgence pour les lycées franciliens ». Et que les études pour la construction d’un établissement de 10 000 m² de surface utile ont été lancées en 2021. « Le projet, estimé à 65 millions d’euros dont 8 millions ont été engagés par la Région en septembre 2023, a fait l’objet de plusieurs marchés publics et d’un concours dont le jury qui devait retenir le projet lauréat le 26 mars 2026 ».

Selon Céline Malaisé, cet abandon constitue « un nouveau renoncement de Valérie Pécresse […] après celui du lycée de Colombes en 2023 » et représente un gaspillage d’argent public.

La Région nuance et met en avant la santé

James Chéron, vice-président chargé des lycées, nuance cet épisode. « On ne transige pas avec la santé de la communauté éducative », résume-t-il. Ce dernier veut avant tout préciser que c’est le jury de concours qui a été annulé et non le projet de construction du lycée. En réalité, le futur établissement doit être construit sur un terrain qui nécessite de gros efforts de dépollution.

« Les études environnementales indiquent une concentration élevée de polluants dans les sols qui dépassent les normes réglementaires », et si « la commune s’est engagée à financer la dépollution », « on n’a pas d’information sur le processus de dépollution ni sur l’état futur du lieu ». D’après l’élu au conseil régional, la DRIEAT (Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports) et l’ARS (agence régionale de santé) ont d’importantes réserves. Si le jury de concours a été annulé, c’est uniquement parce que les projets proposés ne respectaient pas certaines recommandations de ces services de l’État, assure James Chéron.

« C’est un sujet sur lequel il faut être responsable et ne pas créer de polémique », conclut le vice-président qui précise qu’une prochaine réunion va être organisée avec tous les acteurs concernés par ce chantier.

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