11 heures, ce samedi 28 mars matin dans l’hémicycle Bargemon. Sur une feuille blanche pliée en quatre, Benoît Payan aligne d’un trait de stylo les bâtons et les carrés pendant le décompte des voix. À un siège de lui, au 3e rang, le fidèle Arnaud Drouot fait de même. Difficile de se débarrasser de ses manies de militant anxieux formé lors des soirées électorales du PS. Alors même que l’élection du maire de Marseille est jouée d’avance – un seul candidat, Benoît Payan lui-même, et une majorité beaucoup plus large qu’il y a six ans avec 54,34% des voix au 2e tour des municipales – il ne doit pas manquer une voix.

Au 56e bulletin dépouillé, synonyme de majorité absolue, une première acclamation s’élève des rangs de la gauche de l’hémicycle. Et lorsque le décompte final est annoncé par Joël Canicave (PS), c’est l’explosion de joie. Benoît Payan tombe aussitôt dans les bras de Michèle Rubirola (EELV) assise à sa gauche, puis de Samia Ghali (DVG) à sa droite. Des larmes perlent dans les yeux clairs du maire réélu lorsqu’il se dirige vers sa mère, assise en tribune avec une poignée de proches, pour l’étreindre longuement.

Un moment solennel auquel n’assiste par Martine Vassal (DVD). La cand…