Après un forage à plus de 3 600 mètres de profondeur, une grande réserve d’hydrogène naturel a été découverte dans la commune de Pontpierre (Moselle). Il pourrait s’agir du plus grand gisement de ce gaz au monde.
C’est une découverte qui pourrait révolutionner l’industrie française. Selon les estimations de La Française de l’Énergie (FDE) relayées par franceinfo, la commune de Pontpierre, située en Moselle, aurait sur son sol le plus grand gisement d’hydrogène naturel de la planète. Appelé aussi hydrogène blanc ou natif, l’hydrogène naturel est une source d’énergie bon marché qui permet de faire rouler des voitures, de stocker de l’énergie pour les entreprises ou encore de fabriquer des engrais. Autre avantage, et non des moindres : ce gaz n’a pas besoin d’être transformé et il est très peu polluant.
Cette découverte a été permise grâce à un dernier forage à plus de 3 600 mètres de profondeur de la FDE, qui a estimé la quantité d’hydrogène naturel à plus de 34 millions de tonnes. Avec ce gisement potentiellement exploitable, la région pourrait bénéficier de retombées importantes. “S’il y a des retombées, c’est l’ensemble de la communauté de communes du district urbain de Faulquemont dont nous faisons partie, qui va en bénéficier. C’est le Duf, avec 33 communes et des zones industrielles qui comptent entre 3 000 et 5 000 employés, qui gère ça”, explique, auprès de 20 Minutes, le maire de Pontpierre, Christian Hauser, qui se réjouit de la notoriété acquise par sa commune.
Une exploitation encore difficile à jauger
Malgré l’engouement que peut susciter l’hydrogène, qui pourrait être un tournant majeur pour l’évaluation de cette ressource stratégique, rien n’indique qu’il puisse être exploité en grande quantité. “Dans le cas de la Lorraine, il s’agit d’un hydrogène qui est dissous dans l’eau. Et donc, effectivement, la technologie pour aller extraire un gaz dissous, on ne la maîtrise pas encore complètement aujourd’hui. Et donc, il y a encore des développements technologiques à faire”, détaille Nicolas Ferrando, responsable des projets de recherche et développement hydrogène IFP Énergies Nouvelles.
Selon Christian Hauser, “il va falloir encore deux ans sur l’ensemble du bassin”, avant de déterminer la quantité exploitable et obtenir un permis pour le récolter.
publié le 29 mars à 10h40, Sébastien Salpietro, 6Medias
Partager