Marseille, carrefour historique de la Méditerranée, se trouve en première ligne face à un fléau qui ronge notre cité, celui du trafic de stupéfiants et de la criminalité organisée qui l’accompagne. Il est une réalité qui, par ailleurs, nourrit un cercle vicieux où la demande fait l’offre et la consommation son trafic.

Sous cette couture criminelle, qui engendre une croissance exponentielle et inquiétante de la violence et de l’insécurité à toutes les échelles, l’inaction n’est absolument pas une éventualité. C’est la raison pour laquelle on peut proposer sérieusement l’implantation d’une antenne du Parquet national anticriminalité organisée (PNACO) à Marseille. Cette structure effective depuis le 5 janvier dernier et issue de la loi n°2025-532 du 13 juin 2025 vise à sortir la France du piège du narcotrafic. Il est nécessaire de rapprocher la fléchette judiciaire du cœur de la cible. La création de ladite antenne ne représente pas une aubaine, mais un impératif.

En effet, la cité phocéenne constitue un point nodal où la drogue transite dans les airs, et aussi bien par la mer que sur la terre. Cette plaque tournante en fait la cible prioritaire pour les entreprises criminelles, ce qui…