
À peine élu à Nice, Éric Ciotti fait déjà un «fashion» faux-pas. Ce dimanche 29 mars 2026, une erreur de protocole s’est produite lors de son investiture. Une bévue qui n’a pas échappé à un proche du maire sortant, Christian Estrosi.
Christian Estrosi, c’est fini ! L’ancien maire de Nice a été battu par Éric Ciotti lors des élections municipales le 22 mars 2026. Une semaine plus tard, le nouveau maire est entré en fonction ce dimanche 29 mars. Mais, lors de son investiture, tout ne s’est pas passé comme prévu. Celui qui s’est fait élire sous l’étiquette Union des droites pour la République (UDR) avait décidé, de façon symbolique, de confier à Franck Terrier, le «héros du scooter» de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016, la mission de lui remettre son écharpe tricolore. Seulement, ce dernier s’est trompé et l’a placée sur l’épaule gauche au lieu de la mettre sur celle de droite. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour les personnes attachées au protocole, cela veut dire beaucoup.
Selon France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, c’est seulement une heure plus tard que le nouveau maire de la ville se serait rendu compte du problème et aurait enfin replacé son écharpe à droite, au bon endroit. Mais ce petit couac n’a pas échappé à un ancien membre de l’équipe du maire sortant, Christian Estrosi, qui n’a pas manqué de le faire remarquer au principal intéressé. «Notre position pour cette mandature sera celle de la vigilance collective, y compris en matière de protocole, et je me réjouis, Monsieur le maire, que, depuis quelques instants, vous portiez votre écharpe sur la bonne épaule», a lancé Philippe Pradal, ancien premier adjoint de Christian Estrosi et dorénavant membre du groupe d’opposition Horizons-DVD «Tous pour Nice».
L’hommage d’Éric Ciotti à Christian Estrosi
Mais alors, comment Éric Ciotti aurait-il dû porter l’écharpe tricolore ? «C’est tout un art pour les élus. Pour un maire, le protocole officiel impose de la porter en diagonale de l’épaule droite vers la hanche gauche, avec le bleu du drapeau près du col», répond la journaliste de France 3 Marie Greco. Lors de son premier conseil municipal en tant que maire de Nice, celui qui s’est allié avec le Rassemblement national a estimé, en l’absence de Christian Estrosi, que ce dernier méritait sa reconnaissance, notamment car il a consacré dix-huit ans de sa vie à la ville.
Article écrit en collaboration avec 6Medias