Le prix du pétrole est en forte hausse depuis le début de l’offensive israélo-américaine en Iran, fin février.
Publié le 29/03/2026 14:23
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Thomas Ménagé, invité de Questions Politiques, dimanche 29 mars. (CAPTURE D’ECRAN)
« La baisse de la TVA est la seule mesure juste » pour faire face à la hausse des prix du carburant, insiste, dimanche 29 mars, dans « Questions politiques », sur France Inter, franceinfo TV et Le Monde, Thomas Ménagé, député RN du Loiret et porte-parole du groupe Rassemblement National à l’Assemblée nationale. Il estime que cette mesure « coûte 12 milliards [d’euros] sur l’année », soit « 1 milliard par mois, à peu près ».
Le porte-parole du groupe RN à l’Assemblée continue de plaider pour une « baisse de la TVA de 20 à 5,5 % sur l’énergie », alors que le prix du pétrole est en forte hausse depuis le début de l’offensive israélo-américaine en Iran, fin février. Le gouvernement a annoncé un plan d’aide de plus de 70 millions d’euros, ciblé et limité au mois d’avril, pour les secteurs les plus touchés par la hausse des prix des carburants : la pêche, l’agriculture et les transports.
« Énormément de professions sont oubliées » par ces aides, poursuit Thomas Ménagé, qui cite notamment les infirmières ou encore les « artisans dans le bâtiment ». Il explique également que l’augmentation du prix de l’essence, crée « un manque de confiance » et entraîne « une baisse de la consommation ».
C’est pour cette raison, selon lui, qu’il vaut mieux baisser la TVA sur le pétrole pour « que les gens consomment, investissent dans nos entreprises aussi, qui subissent cette hausse [des prix]. Il y a un cercle vertueux de l’économie à relancer ».
Interrogé sur le fait que la France accuse un lourd déficit public, parmi les plus élevés de l’Union européenne, le député du Loiret explique que cette baisse de la TVA est malgré tout possible mais qu’elle doit s’accompagner en parallèle d' »économies structurelles, sur le train de vie de l’État, sur le coût de l’immigration », pour éviter « des chèques qui sont donnés, des augmentations de dépenses, des manques à gagner et un déficit et une dette qui ne font que croître ».