« Nicholas devait venir en costume trois-pièces aujourd’hui, il nous l’avait promis », plaisante Cristina Chrisment-Mazzetto. « Je n’étais pas dans… le mood. Je, je… » Nicholas et son accent américain bloquent. Les mots ne lui viennent pas. Il a beau être installé en France depuis quelques années, certains termes de la langue française lui échappent encore. D’où les cours de français langue étrangère (FLE) qu’il suit avec Cristina à l’Université populaire du Chalonnais, l’une des quelques structures de Saône-et-Loire qui dispensent cet enseignement.
S’insérer dans la société passe par les mots et, comme Nicholas, ils sont pour ce faire plusieurs centaines à travers la Saône-et-Loire à prendre des cours. Ce 16 mars, huit autres personnes accompagnaient l’Américain dans les locaux de l’association. À ses côtés, figuraient aux premiers rangs une Cambodgienne, une Italienne et une Néérlando-indonésienne, et, dans le fond de la salle, deux Russes, une Biélorusse et une Ukrainienne.
« J’ai…