Huit ans après, Clément Venturini a retrouvé le chemin de la victoire. Après une étape de la Route d’Occitanie 2018, l’actuel sociétaire d’Unibet Rose Rockets pensait même en 2019 décrocher un nouveau succès aux 4 Jours de Dunkerque 2019, avant d’être déclassé et de profiter à… Dylan Groenewegen, son actuel coéquipier. Cette fois, les commissaires n’ont rien eu à redire et le Français a triomphé sur la Roue Tourangelle, ce dimanche. Une course où il a souvent brillé. « J’ai connu toutes les places, et parfois tout proche, mais on n’arrivait pas à aller jusqu’au bout. Avec ce changement de parcours, ça aidait. Après on avait aussi Dylan en cas de sprint derrière, donc on était une très belle équipe aujourd’hui ».
Sorti dans un bon groupe dans le final, Clément Venturini ne s’est pas fait piéger, comme souvent sur la course de Classe 1. « Le plus dur a été d’arriver au pied des bosses sur le vélo, parce que ça frottait énormément. C’est le nouveau cyclisme où il y a beaucoup de tension, et après quand ça a commencé à écrémer, je me trouvais plus à l’aise sur le vélo. Lorsqu’il y a eu l’écrémage, j’avais vraiment de bonnes jambes, donc je voulais conclure aujourd’hui ». Mais il s’est retrouvé seul de son équipe dans le groupe de tête, alors que Cofidis ou encore TotalEnergies avaient trois éléments. « J’ai essayé d’être vigilant, je n’ai pas loupé les bons coups, et après les Cofidis étaient en surnombre à la fin et ont bien roulé pour Bryan (Coquard), donc j’ai su profiter de ce travail-là et gagner ».
Car en effet, si la Cofidis a emmené son sprinteur, « le Coq » a peut-être lancé son effort un peu tôt, avec le vent défavorable, et a craqué dans les derniers mètres. Et c’est donc Clément Venturini qui a surgi au bon moment. Alors il y avait forcément de l’émotion pour l’ancien coureur d’Arkéa-B&B Hôtels, qui n’était pas loin de ranger le vélo. « C’était un hiver très tumultueux, gagner est la plus belle des choses. Je pense surtout à cette persévérance, et la chance que j’ai eue de continuer dans le vélo grâce à Unibet. Je pense que ça aurait été injuste et triste au vu de mes performances, je suis loin d’être fini. Alors l’inverse aurait été bizarre, non ? », interroge-t-il à l’arrivée. Maintenant la victoire retrouvée, Clément Venturini sera encore un client à Paris-Camembert puis à Vitré.