RÉCIT – Depuis le 1er janvier, une hausse de la fiscalité, décidée pour rétablir les finances publiques dégradées, étrangle de très nombreuses petites et moyennes sociétés.

Dans sa boulangerie, Denis Maximov se serre le cou d’une main pour mimer sa situation financière : il est étranglé par les taxes, comme beaucoup de dirigeants de PME russes, tout particulièrement depuis le début de l’année. Ces petits patrons subissent en effet la nouvelle réforme fiscale mise en place le 1er janvier dernier pour renflouer le budget et financer la guerre en Ukraine de Vladimir Poutine.

« Avant, je payais seulement une patente de 120 000 roubles par an (environ 1 500 euros) à laquelle je pouvais même appliquer certaines réductions, mais depuis le mois de janvier, je suis assujetti à un impôt mensuel de 350 000 roubles (environ 4 000 euros) », explique ce solide gaillard de 49 ans à la barbe fournie. « Rendez-vous compte, ma charge fiscale a augmenté d’environ trente-cinq ou quarante fois », se désole-t-il.

« La Russie gagne 150 millions de dollars chaque jour » : à Moscou, Vladimir Poutine engrange les bénéfices de la guerre en Iran

Il y a huit ans, Denis Maximov a inauguré sa première boulangerie, à Joukovski, dans le sud-est de Moscou. Avec son épouse, au prix d’un travail d’arrache-pied…

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Le Figaro

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