Thibaut Simon, Media365 : publié le dimanche 29 mars 2026 à 22h55
Le Grand Prix Gilbert-Bousquet a été marqué ce samedi par un évènement grave. Deux voitures ont causé un accident avec la tête du peloton.
« Un grave accident a failli virer au drame ». Ce sont les mots de Johan Le Bon, ancien coureur et président du Grand Prix Gilbert-Bousquet à l’issue de la course bretonne. Ce samedi 28 mars, la 50e édition s’est déroulée dans les environs de Landivisiau (Finistère). Mais l’évènement a été marqué par un grave incident. En effet, deux voitures ont fait irruption dans la « bulle de course » comme le rapporte les informations de Ouest-France. Les deux véhicules auraient obligé une moto de l’organisation à piler devant le peloton, causant un accident en tête de course. Lancés, les cyclistes n’ont pas pu s’arrêter et plusieurs d’entre eux ont été blessés. L’équipe Mayenne-Monbana-Rapido a notamment informé sur son compte Instagram que son coureur Thomas Garel souffrait de deux fractures (coude et clavicule), mais qu’aucun danger vital n’était à déplorer.
Johan Le Bon a partagé sa colère en publiant un long message sur sa page Facebook. « Une quinzaine de bénévoles ont travaillé sans relâche ces six derniers mois et 150 bénévoles étaient mobilisés sur le terrain ces 24 dernières heures. Un arrêté préfectoral avait été délivré pour un usage exclusif temporaire de la chaussée. Et malgré tout cela, seulement deux gendarmes et 25 motards civils étaient présents pour sécuriser une course avec un peloton de 100 coureurs lancé à plus de 45 km/h », a-t-il expliqué.
Des véhicules en fuite
Si la course a été neutralisée un long moment, le Grand Prix Gilbert Bousquet a finalement été à son terme. Mais l’incident aurait pu avoir de graves conséquences. Le président de l’évènement a continué sa prise de parole en pointant du doigt le manque de sécurité des courses cyclistes. De plus, les véhicules impliqués dans cet accident ont pris la fuite comme l’a détaillé Le Bon. « On parle ici de vies humaines, de bénévoles engagés, de passionnés venus pratiquer leur sport, et non d’un simple fait de course. Aujourd’hui, une réalité doit être dite clairement : nos organisations reposent sur des moyens dérisoires face aux risques réels. Pourquoi, pour des événements sportifs encadrés, autorisés et organisés dans les règles, devons-nous nous contenter du minimum ? Pourquoi la sécurité de nos coureurs, de nos amis, de nos enfants et de nos bénévoles repose-t-elle sur si peu de moyens ? »