« Quand la foule scande « No Kings », ce que j’entends en réalité, c’est « Non à Trump » », a lancé le célèbre acteur lors d’une conférence presse, avant de rejoindre les manifestants. Ce 28 mars, Robert de Niro était en première ligne de la manifestation anti-Trump qui a réuni des dizaines de milliers de personnes dans les rues de New York.
Fervent opposant à Donald Trump depuis plus de dix ans, Robert de Niro a une fois encore dénoncé samedi sa politique anti-immigration et la guerre contre l’Iran. L’acteur a qualifié son président de « menace existentielle pour nos libertés et notre sécurité », qu’« il faut l’arrêter immédiatement ». « Il est temps de dire non aux rois », a-t-il déclaré, badge « I Love New York » accroché à la veste. « Plus de Trump comme roi, plus de guerres inutiles qui pillent nos ressources, sacrifient nos braves soldats et massacrent des innocents. »
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À sa longue liste, la star du « Parrain » a ajouté : « Plus de dirigeant corrompu qui s’enrichit avec ses acolytes de la même classe qu’Epstein. Plus de privation de soins de santé pour nos voisins les plus vulnérables, plus de prix exorbitants pour les produits alimentaires, l’énergie et le logement, et plus d’inflation à son plus haut niveau depuis le COVID. Plus de voyous masqués du gouvernement qui abattent nos voisins dans la rue. Il faut arrêter Trump. Il ne peut pas faire toutes ces choses horribles sans la complicité du Congrès et des sbires de son administration », a déclaré l’acteur de 82 ans, avant de rejoindre la tête du cortège aux côtés de la procureure générale de New York Letitia James, du révérend Al Sharpton et de Jumaane Williams, défenseur public de la ville.
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Bruce Spingsteen et Jane Fonda mobilisés dans le Minnesota
D’autres personnalités ont pris part ce 28 mars à cette mobilisation générale anti-Trump suivie à travers les États-Unis. Comme le rapporte l’AFP, le mouvement No Kings (« Pas de rois ») a revendiqué une affluence record pour cette troisième journée de mobilisation contre le républicain en l’espace d’un an, avec selon lui au moins huit millions de protestataires dans plus de 3.300 cortèges. Cela correspond à une augmentation estimée à un million de participants et 600 cortèges supplémentaires par rapport à la journée précédente, en octobre dernier. Le président américain, lui, a joué au golf dans son club privé de Floride samedi après-midi.
Minneapolis, épicentre en début d’année de l’offensive anti-immigration du gouvernement américain, a été choisie comme point névralgique de la mobilisation samedi, avec sa ville jumelle, Saint-Paul, où 200.000 personnes ont manifesté selon No Kings. La légende du rock Bruce Springsteen y a interprété sa chanson « Streets of Minneapolis », écrite en hommage aux deux Américains tombés sous les balles d’agents fédéraux lors d’opérations de la police de l’immigration, Renee Good et Alex Pretti.
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« Votre force et votre engagement nous ont prouvé que nous sommes toujours en Amérique, et que ce cauchemar réactionnaire et ces invasions de villes américaines ne seront pas tolérés », a-t-il notamment lancé, non loin de Jane Fonda. Autre personnalité ouvertement engagée contre l’administration Trump, l’actrice de 88 ans était déjà mobilisée la veille à Washington avec son Comité pour le Premier Amendement.