Deux sous-groupes existeront au sein de l’opposition de droite au sein du nouveau conseil municipal de Nîmes. L’un mené par Franck Proust, l’autre par Julien Plantier… les deux candidats de la droite au premier tour des municipales.
Il a finalement siégé. Ce vendredi soir, discrètement, Franck Proust est allé s’asseoir à la place qui lui était attribuée par ordre alphabétique pour le conseil municipal d’installation. Entre son ancien colistier Thierry Procida et la jeune députée européenne colistière de Vincent Bouget Chloé Ridel.
Franck Proust : « J’ai pris la décision de rester par respect des électeurs »
Pourtant, l’ancien président LR d’Agglo le reconnaît lui-même. Après son revers électoral du 22 mars… et plus de trente ans de politique au compteur, il s’était demandé si cela avait un sens de siéger dans l’opposition. Mais jeudi dernier, après avoir rencontré Julien Plantier, son rival à droite au premier tour, Franck Proust a fait part de sa décision et le redit à Midi Libre : « Oui, c’était compliqué de se projeter dans l’opposition. Quand vous êtes élu depuis un certain temps… Mais j’ai pris la décision de rester par respect des électeurs. Je connais les dossiers, je souhaite une certaine continuité et ce qui m’intéresse, c’est l’intérêt de la ville. »
Julien Plantier : « Il aurait pu passer la main »
De quoi contrarier les plans de Julien Plantier. Ce dernier, âgé de 40 ans, pouvait espérer prendre seul le leadership de l’opposition. « Je considère que pour reconstruire à droite, il fallait repartir sur des bases claires. Quand je vois la posture de certains, comme Madame Wolber, ce n’est pas possible. Ce n’est pas comme ça que j’envisage mon engagement, estime Julien Plantier. Quant à la présence de Franck Proust au conseil… Il aurait pu passer la main. Je l’avais vu jeudi, il m’avait dit qu’il n’avait pas encore pris sa décision et peu de temps après, il a fait savoir dans les médias qu’il siégerait… Je trouve ça dommageable. «
Résultat : deux sous-groupes d’opposition existeront au sein de la – petite – opposition de droite, constituée de six élus : l’un mené par Franck Proust, l’autre par Julien Plantier. Pas grave selon Franck Proust : « A gauche aussi, ils devraient faire des intergroupes. Et il y aura des décisions communes ». Julien Plantier fait la même remarque : « Cette situation existe dans la majorité. On sera une opposition intelligible et cohérente. Et bien évidemment, on aura aussi une vision commune ».
Essentiel pour réussir à construire une alternative crédible… pour 2033.