Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars 2026, nos montres
ont avancé d’une heure. Ce simple
changement d’heure
agit comme un mini décalage horaire et
fatigue encore plusieurs jours nombre de personnes.

Au coeur de ce phénomène se trouve notre horloge
biologique
, qui règle sur 24 heures le rythme
circadien
du sommeil, de l’éveil et de l’appétit. Chez
l’adulte, le corps se recale en général en trois à cinq jours. Mais
pour certains, il faut jusqu’à dix jours pour retrouver un
équilibre. Qui sont ceux pour qui le changement d’heure devient
vraiment pénible ?

Changement d’heure et seniors : quand l’horloge biologique perd
sa souplesse

Le changement d’heure perturbe les signaux
reçus par le cerveau, la lumière du jour contrôlant la sécrétion de
mélatonine, l’hormone du sommeil. Quand l’heure
officielle recule ou avance, notre corps garde quelques temps son
ancienne programmation : faim à contretemps, somnolence
l’après-midi, réveils nocturnes. Le passage à l’heure d’été, où
l’on perd une heure de sommeil, reste souvent plus éprouvant que
celui d’hiver.

Cette adaptation reste plutôt rapide pour la majorité : « Pour
absorber une heure de décalage, il faut en général 3 ou 4 jours,
mais certaines personnes ont besoin de 8 à 10 jours pour retrouver
leur équilibre », explique le Dr Catherine Lamblin, spécialiste des
troubles du sommeil, citée par Journal des Femmes Santé. Les
médecins constatent que ce sont surtout les organismes déjà
fragiles qui dépassent ces quelques jours.

Changement d'heure
©
Shutterstock

À partir de 60-65 ans, le changement d’heure devient vraiment
plus dur

Parmi les personnes pour qui le changement d’heure après
60 ans
est le plus difficile à supporter, ce sont surtout
les seniors. À partir de 60-65 ans, l’horloge
interne devient moins flexible. Selon des chercheurs néerlandais,
« Le sommeil devient plus léger, plus facilement fragmenté et
interrompu par des réveils fréquents, ce qui rend la
réinitialisation de leur rythme plus laborieuse ». L’organisme peine
alors à suivre le nouvel horaire.

Chez ces personnes âgées, la période d’ajustement se traduit
souvent par de la fatigue et des troubles de l’humeur. Quand le
sommeil est déjà morcelé, il n’est pas rare que le temps de
récupération s’étire vers les 8 à 10 jours, voire
jusqu’à deux semaines pour certains profils très fragiles. Pendant
cette phase, le risque de chute ou d’erreurs de médicaments
augmente.

Heure d’hiver, heure d’été : comment
aider un senior à traverser le changement

Le passage à l’heure d’été est souvent moins toléré car on dort
une heure de moins. L’heure d’été fatigue davantage l’organisme,
surtout chez les plus de 60 ans déjà sujets aux réveils nocturnes.
Les nourrissons et les jeunes enfants restent eux aussi sensibles,
leur routine de sommeil étant encore fragile.

Pour un proche âgé, quelques gestes simples facilitent pourtant
la transition. Sortir chaque jour à la lumière naturelle, surtout
en milieu de journée, aide l’horloge interne à se recaler. Décaler
progressivement les heures de coucher et de lever de 10 à 15
minutes avant le changement, prévoir un dîner léger et tôt, limiter
les écrans le soir : ces repères stables réduisent nettement
l’impact de la nouvelle heure.