La dernière ligne droite de la Roue Tourangelle a paru longue à Bryan Coquard. Le coureur de Cofidis s’est fait déborder à 150 mètres de la ligne par Clément Venturini, le vainqueur ce dimanche. « Je n’étais vraiment pas très bien et j’ai lancé d’un peu loin, avec la route qui sautait un peu. J’étais vraiment à bout », explique-t-il à DirectVelo.
DU MAL À DIGÉRER SANREMO
Pourtant, ses coéquipiers avaient réussi à se trouver en surnombre dans l’échappée sortie dans le circuit hérissé de deux bosses, les Carnaux et l’Epan. Déjà, Yaël Joalland avait pris un coup d’avance en prenant place dès le début de course dans l’échappée principale. Puis Clément Izquierdo et Benjamin Thomas s’étaient infiltrés dans le contre revenu sur l’échappée. Bryan Coquard a, lui aussi, accroché le bon wagon. « Mais je n’étais clairement pas bien. Une fois rentré devant, j’étais vraiment à fond. Je l’ai dit directement mais les gars ne se sentaient pas forcément mieux », reconnaît-il.
Le vainqueur du Grand Prix de Marseille-La Marseillaise est honnête avec ses coéquipiers. « Je leur ai proposé qu’ils essaient d’attaquer mais on était tous à fond ». La décision est alors prise de jouer la carte du sprint, avec le résultat que l’on sait. « J’ai eu du mal à digérer Sanremo, analyse-t-il. Je n’avais pas une motivation incroyable au départ, je me doutais que je serais un peu poussif. C’est comme ça mais j’aurais voulu gagner pour les gars ».
À PARIS-CAMEMBERT MARDI
Bryan Coquard connaît bien le vainqueur du jour qu’il a encouragé cet hiver pendant sa recherche de contrat. « C’est un super coureur, nos deux femmes sont très copines et on a appris à se connaître comme ça. Je suis content pour lui mais n’allez pas croire que je lui ai lancé le sprint », sourit-il.
Le leader de la FDJ United Series n’ira pas défendre sa position à la Classic Velox-Adélie. Il sera en revanche présent mardi à Paris-Camembert, avant de s’aligner au Pays de la Loire Tour, à la Flèche Brabançonne et à l’Amstel Gold Race.