Aurélien Canot, Media365 : publié le lundi 30 mars 2026 à 08h12

Vainqueur en deux sets (6-4, 6-4) face à Jiri Lehecka, qui disputait là sa première finale dans la catégorie, Jannik Sinner est devenu dimanche en remportant le Masters 1000 de Miami le 8e homme, le premier depuis Roger Federer en 2017, à réaliser le « Sunshine Double ». L’Italien est en revanche le tout premier à y parvenir sans perdre le moindre set.

Jannik Sinner (24 ans) dans la légende. Deux semaines après avoir aligné en s’imposant à Indian Wells (pour la première fois de sa carrière) un deuxième sacre en Masters 1000 après son titre au Rolex Paris Masters, l’Italien a de nouveau triomphé, dimanche soir à Miami. Il réalise donc le « Sunshine Double » (NDLR : Remporter les deux Masters 1000 de la tournée américaine de début de saison) neuf ans après le doublé de Roger Federer, dernier joueur en date à être parvenu à réussir cet exploit.

Par ailleurs, le toujours numéro 2 mondial derrière un Carlos Alcaraz une nouvelle fois sorti rapidement en Floride rejoint le cercle très fermé des champions ayant eux aussi inscrit un jour ce « Sunshine Double » à leur palmarès. Sur cette prestigieuse liste, Sinner rejoint ainsi des mythes comme Jim Courier, Michael Chang, Pete Sampras, Marcelo Rios, Andre Agassi, Roger Federer, qui compte trois « Sunshine Double », et surtout Novak Djokovic, unique joueur à pouvoir se vanter d’avoir signé un quadruplé.

Sinner est redevenu une machine

En revanche, aucune de ces légendes n’était parvenue à le faire sans perdre le moindre set. Sinner est donc le tout premier de l’histoire. Lors d’une finale démarrée plus tard que prévu puis interrompue ensuite (là aussi pendant une heure et demi), alors que l’Italien menait déjà un set à rien, le dauphin d’Alcaraz a surclassé (6-4, 6-4) un Jiri Lehecka qui disputait là sa toute première finale dans un Masters 1000 de la même manière qu’il n’avait rien laissé espérer à ses onze adversaires précédents (NDLR : Il reste sur douze succès de rang).

Dominateur de bout en bout, le protégé de Darren Cahill, qui affiche désormais 26 titres à son CV, a d’ailleurs donné le ton d’entrée, en faisant céder dès sa deuxième mise en jeu sa victime du jour, qui n’avait pourtant pas encore été breaké de tout le tournoi. Comme un symbole de la nouvelle domination (sans partage) d’un Sinner redevenu un rouleau compresseur, et qui semble avoir définitivement chasser ses doutes du début de saison. Et l’idole des « Carota Boys » de continuer de marquer l’histoire. Voilà qui promet alors que les meilleurs joueurs du monde vont désormais en découdre sur terre battue.