Dans la nuit du 22 au 23 mars dernier, un musée italien situé près de la ville de Parme a été la cible d’un cambriolage, rapporte la RAI. Trois tableaux de Renoir, Cézanne et Matisse ont ainsi été dérobés, plus de six mois après le spectaculaire casse du Louvre, à Paris.
Le casse du Louvre, survenu le 19 octobre dernier, et au cours duquel de nombreux joyaux de la Couronne française ont été dérobés, pour un butin estimé à 88 millions d’euros, avait profondément marqué l’opinion. Plusieurs failles de sécurité avaient ainsi été mises au jour, allant jusqu’à entraîner la démission de la directrice du célèbre musée parisien, Laurence des Cars.
Dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mars, ce sont trois œuvres de peintres majeurs des XIXe et XXe siècles qui ont été dérobées dans un musée italien, la villa de la fondation Magnani Rocca, à Mamiano di Traversetolo, près de Parme, dans le nord du pays. Comme le révèle la télévision publique italienne RAI, dimanche 29 mars, quatre personnes masquées se sont introduites dans l’établissement après en avoir forcé la porte principale, volé les tableaux puis pris la fuite à travers le parc. L’opération était bien préparée. Leur braquage a duré moins de trois minutes.
Une enquête a été ouverte
Ces informations ont été confirmées par les carabiniers italiens. La RAI ajoute que les tableaux dérobés l’auraient été dans la salle d’exposition baptisée « Les Français » et sont Les Poissons, un tableau peint par Pierre-Auguste Renoir en 1917, deux ans avant sa mort, Odalisque sur une terrasse (1922), de Henri Matisse et Nature morte aux cerises (1885-1887), de Paul Cézanne.
Pour l’heure, le montant estimé du butin n’a pas été dévoilé. La police italienne a, de son côté, annoncé l’ouverture d’une enquête et travaille à exploiter les caméras de vidéosurveillance du musée, mais aussi à récolter des informations auprès du voisinage du musée. Celui-ci contient de nombreuses œuvres d’autres artistes majeurs, tels que Monet, Goya ou encore Rubens.
publié le 30 mars à 07h15, Enora Foricher, 6Medias
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