En pleine guerre juridique entre le Sénégal et le Maroc à propos de la finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations, le président de la Confédération africaine de football (CAF) Patrice Motsepe était attendu au tournant dimanche à l’occasion d’une réunion du comité exécutif de l’institution. Mais le grand chef n’a pas dit grand-chose, se cachant derrière son « devoir d’indépendance ».

« Je respecterai et appliquerai la décision du TAS. Mon opinion personnelle sur cette affaire n’a aucune importance », a-t-il déclaré, après la saisie du Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi par le Sénégal qui conteste le retrait sur tapis vert de son titre de champion d’Afrique au profit du Maroc.

Bien sûr, personne ne demandait à Motsepe de prendre parti. Et ce n’est pas son opinion personnelle qui était attendue, mais celle de chef du foot africain. Il aurait pu tenter de calmer les choses, ou au moins revenir sur la manière dont a procédé le jury d’appel de la CAF, dont il est la figure d’autorité. Rien de tout ça, donc, au sortir d’un week-end où le Sénégal a présenté à ses supporters un trophée qu’il n’est pas sûr d’avoir gagné et où le Maroc a multiplié les menaces par la voix d’un avocat.

Le dirigeant sud-africain a tout de même annoncé qu’il allait se rendre au Sénégal et au Maroc, sans préciser de date, pour souligner l’importance de « travailler ensemble pour développer le football africain ».

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De son côté, la CAF a affirmé dans un communiqué qu’elle mettait « en œuvre des changements et des améliorations de ses statuts et règlements qui renforceront la confiance dans les arbitres (africains), les opérateurs de la VAR et les instances judiciaires ». Ces changements « garantiront également que les incidents survenus lors de la finale… ne se reproduiront plus », promet l’instance.