Petit fleuve côtier de 12,5 km, le Crévelin se jette dans la mer à Saint-Lunaire (Ille-et-Vilaine) sous la RD786.
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Avec un bassin-versant de 842 ha, il présente un important potentiel d’accueil de la faune, constitue un élément structurant de la trame bleue communale et est identifié comme une continuité écologique remarquable. Il est colonisé par certaines espèces migratrices et notamment l’anguille. Cependant, il présente des dysfonctionnements importants. Dans les années 1990, un barrage a été fait pour stocker l’eau et prévenir les inondations, explique Michel Penhouët, vice-président de la communauté de communes. La rivière est busée entre la porte à flot et l’étang du Marais sur près de 200 m. Le cours d’eau est ensuite entravé par une succession de bassins et d’ouvrages hydrauliques associés. Ces mesures entraînent des difficultés de circulation de l’anguille sur la rivière.
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Les anguilles en danger critique d’extinction
Pour réduire les causes de sa mortalité, l’anguille bénéficie d’un plan de gestion dans tous les pays de l’UE. Depuis 2008, en France, il définit une zone prioritaire dans laquelle les ouvrages doivent pouvoir être franchis pour cette espèce. Le Crévelin est situé dans ce périmètre de la zone d’actions prioritaire anguille. Un infime nombre d’anguilles passe, mais on remarque des désordres considérables en termes de classes d’âge. Or, la loi Gemapi nous impose de rendre cette digue perméable, ce qui est compliqué, il va falloir l’ouvrir et faire une passe à anguilles.
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En 2025, une solution d’aménagement a été retenue afin d’assurer une restauration optimum de l’ensemble de la vallée. Cette solution comprend dans un premier temps l’aménagement de l’ouvrage ville Bily. Lors du dernier CM, les conseillers ont accepté la proposition de la CCCE de réaménager l’amont du Crévelin. Dans la continuité de la vallée de l’amitié, la commune a acheté le terrain situé à gauche de la digue route. La première tâche est d’abattre 160 thuyas devenus dangereux, peu attractifs pour la faune et qui acidifient le sol. Beaucoup sont secs et cassants, certains sont déjà tombés. Le bois sera broyé pour alimenter les chaudières du territoire. Après avoir réalisé des relevés topographiques, on replantera des espèces locales et la parcelle sera ouverte pour prolonger la vallée de l’amitié. Ce chantier de 26 000 € est financé à 50 % par l’agence de l’eau, 10 % par le Département et 40 % par la communauté de communes Côte d’Émeraude.