Le premier et le second degrés de l’éducation font front ensemble. Ce mardi 31 mars, plusieurs organisations syndicales iséroises (FSU, Unsa Éducation, CFDT Éducation formation et recherche publiques, CGT Educ’Action, CNT Éducation, Snudi-FO, LDC Éducation et SUD Éducation) appellent tous les personnels à la mobilisation “pour la défense du service public d’éducation” et “pour des conditions de travail et d’études dignes”. En plus d’une grève qui entraînera des perturbations dans de nombreux établissements scolaires, une manifestation est prévue, avec un départ à 14 heures de la préfecture de l’Isère (place de Verdun à Grenoble).

Premier degré : « En Isère, pour 16 ouvertures de classes, ce sont 103 classes »

Dans un tract, les syndicats expliquent qu’ils “dénoncent les choix budgétaires du gouvernement : suppressions d’emplois et blocage de toute revalorisation salariale. Ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue”, estiment-ils. “Dans le second degré, où les opérations de préparation de rentrée sont bien avancées, le constat est sans appel : suppressions de divisions qui entraînent une augmentation des effectifs dans les classes, réduction de l’offre de formation (en Isère, l’allemand disparaît progressivement par exemple), complément de service, chantage aux moyens pour maintenir des groupes de niveau… En Isère, ce sont 68 postes qui sont supprimés. Les vies scolaires sont particulièrement asphyxiées par le manque de moyens fragilisant toujours plus le climat scolaire des collèges et lycées. En Isère, aucun moyen supplémentaire n’est prévu pour renforcer les vies scolaires (CPE et AED)”.

Dans le premier degré, les cartes scolaires ont débuté et selon les syndicats, “elles s’accompagnent de l’annonce de milliers de fermetures de classes. En Isère, pour 16 ouvertures de classes, ce sont 103 classes qui doivent fermer, et aucune augmentation du nombre de remplaçants n’est envisagée !”. Un rassemblement en lien avec ce dossier a d’ailleurs eu lieu le jeudi 26 mars devant le rectorat. Ce mardi en tout cas, les participants espèrent bien alerter une nouvelle fois sur “la nécessité de préserver l’Éducation nationale dans le budget de l’État”.

Manifestation ce mardi 31 mars, départ à 14 heures de la place de Verdun à Grenoble (préfecture de l’Isère).