Le rugby français perd un peu de sa fraîcheur sans Christophe Urios. Le manager de Clermont, en retrait médiatique depuis février, laisse un vide difficile à combler avec son franc-parler, si rare à ce niveau de la compétition.
La semaine passée, on a de nouveau entendu parler de Christophe Urios. Les retrouvailles entre Clermont et le Stade français ont rappelé aux acteurs et observateurs le dénouement de la confrontation aller et le différend ayant opposé le manager clermontois à Morgan Parra. « Le seizième homme a fait basculer la rencontre », avait affirmé l’entraîneur parisien au sujet d’une ultime décision arbitrale ayant conditionné le score final. « Ça ne m’étonne pas qu’il dise ça. […] Si tu dis qu’il y a en-avant sur cette action, c’est de la mauvaise foi », avait, en suivant, rétorqué le boss de l’ASM.
Le sprint final de cette saison doit s’écrire avec toi
Interrogé à ce sujet dans la préparation du match retour, le deuxième ligne parisien Pierre-Henri Azagoh a esquivé : « Franchement, je n’ai pas envie de rebondir là-dessus. Ce n’est pas Christophe Urios qui joue. Je n’ai pas vu les joueurs clermontois faire des déclarations dans la presse. Donc, pour moi, il n’y a rien de spécial. »
En tant qu’observateurs, en revanche, l’évocation des paroles de Christophe Urios pouvait difficilement laisser insensibles. Car le bonhomme, qui a entamé une cure médiatique mi-février – dont il ne s’extrait qu’au micro de Canal + – commence à manquer. Que l’on apprécie ou non son tempérament et sa vision du rugby, force est de reconnaître que le spécimen est un personnage à part entière de notre championnat. Un acteur unique de ce grand feuilleton de par son bagout, ses mimiques et son « parler vrai », si rare à ce niveau de la compétition. Alors, s’il te plaît, Christophe, reviens. Le sprint final de cette saison doit s’écrire avec toi, avec tes prises de position et tes coups de gueule.