C’est le prochain scrutin auquel les Français seront conviés. L’élection présidentielle se déroulera durant le printemps 2027. Mais à quelles dates précisément ? Pour l’instant, rien n’est encore fixé. Pour le savoir, il faudra attendre un décret présidentiel. Celui-ci sera publié au Journal officiel dans les prochains mois. Mais grâce à la Constitution, on peut déjà avoir quelques indices sur ce futur calendrier.
Pendant les vacances
Selon son article 7, le choix du nouveau chef de l’État doit se faire vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus avant l’expiration des pouvoirs présidentiels. Emmanuel Macron étant entré en fonction le 14 mai 2022, le premier tour de la présidentielle 2027 devra être organisé entre les vendredi 9 et samedi 24 avril. Les urnes n’ouvrant que le dimanche, il aura lieu soit le 11 avril, soit le 18. Et le second tour, quinze jours plus tard, le 25 avril ou le 2 mai. Problème : ce scrutin se déroulera pendant les vacances scolaires. La zone C (Montpellier, Paris, Toulouse…) sera en congés du 3 au 19 avril. La zone A (Besançon, Bordeaux, Lyon…), du 10 au 26 avril. Et la zone B (Marseille Lille, Nantes, Caen, Rennes, Strasbourg…), du 17 avril au 3 mai. Un second tour le 2 mai présenterait un autre inconvénient : les mobilisations syndicales du 1er Mai pourraient se transformer en manifestations politiques anti-Rassemblement national.
Des législatives tardives
Autre souci, soulevé par le constitutionnaliste Benjamin Morel : la possibilité, tardive, donnée au prochain chef de l’État de dissoudre l’Assemblée afin d’avoir une représentation nationale à « sa main ». Si la présidentielle a lieu les 11 et 25 avril 2027, la décision de dissoudre ne pourra être prise qu’après le départ d’Emmanuel Macron le 14 mai. Soit quasiment trois semaines après l’élection du nouveau président. Il faudra, ensuite, attendre de vingt à quarante jours (selon l’article 12 de la Constitution) avant que les Français ne votent pour ces législatives. « C’est un réel problème. Plus la présidentielle et les législatives sont éloignées, plus l’effet de souffle de la présidentielle retombe, réduisant ainsi les chances d’avoir une majorité », analyse Benjamin Morel.