Marina Ferrari a tenté d’apaiser les tensions depuis l’élection d’Éric Ciotti à la mairie de Nice, qui pourrait bouleverser la carte des sites olympiques.
«Aucune ville» ne veut se retirer : la ministre des Sports Marina Ferrari a calmé le jeu lundi à propos d’une polémique née du rejet par son nouveau maire Éric Ciotti des lieux prévus à Nice pour accueillir les sports de glace aux Jeux d’hiver de 2030. Elle a assuré que la question serait tranchée d’ici à fin juin, date prévue pour l’annonce définitive des sites retenus pour les Jeux olympiques et paralympiques Alpes françaises 2030.
Tout en se disant vendredi «extrêmement attaché à ce que les JO se tiennent à Nice», M. Ciotti a répété son refus du projet actuel de transformer temporairement le stade de l’équipe de foot de Nice pour accueillir les épreuves de hockey et de construire, à côté, un nouveau complexe pour le patinage artistique et un village olympique. Refusant que l’OGC Nice soit privé de son stade Allianz Riviera pour 6 mois et pour un «coût exorbitant», et à ce que soient construits ex nihilo la patinoire et le village olympique, il propose «d’autres lieux» dans des infrastructures existantes.
Aujourd’hui, parmi les villes candidates, il n’y a aucune velléité de sortir de la carte des sites, bien au contraire.
Marina Ferrari
Or, Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur mais aussi de la Solideo, l’établissement public chargé de livrer les ouvrages des JO 2030, a fait monter la pression en affirmant «la nécessité» d’une décision pour Nice avant fin avril. Faute de quoi il y aura un «plan B». «Il n’y a pas de plan A ou de plan B pour l’instant», a coupé lundi Mme Ferrari, interrogée sur Nice. «Aujourd’hui, parmi les villes candidates, il n’y a aucune velléité de sortir de la carte des sites, bien au contraire», a poursuivi la ministre en marge du lancement, dans un collège de Lyon, de la 10e Semaine olympique et paralympique destinée à développer la pratique du sport chez les jeunes à l’école et en dehors.
«On s’est fixé un horizon au mois de juin pour la carte des sites précisément parce que nous voulions à la fois prendre en compte les élections municipales mais aussi pour affiner les différents coûts», a-t-elle assuré, sans jamais citer le nom de Nice ou d’une autre ville. Sur la crise de gouvernance au comité d’organisation des JO 2030, «les choses avancent (…) avec un processus de recrutement d’un nouveau directeur général (…) d’ici fin avril», a annoncé Mme Ferrari. Fin février, le numéro 2, Cyril Linette, avait démissionné, précédé en quelques mois par trois cadres de haut rang du Cojop.