Si ce n’était un petit garçon de 2 ans laissé seul dans l’appartement familial pendant que son père vaquait à des activités commerciales interlopes, l’affaire aurait pu se borner à l’interpellation, parmi tant d’autres, d’un charbonneur sur un point de deal.

Mais samedi soir, alors que la brigade spécialisée de terrain (BST) vient d’intercepter un homme qu’ils soupçonnent de participer à un trafic de stupéfiants dans la cité Consolat, celui-ci a une requête inattendue avant d’être ramené au commissariat et placé en garde à vue… À l’équipage qui vient de lui passer les menottes, cet homme surpris en train de manipuler des stupéfiants dans les armoires électriques des parties communes, demande en effet d’aller récupérer son fils de 2 ans, qui est seul dans un appartement niché au 12e étage d’un des bâtiments de la cité.

Ecstasy, cannabis et revolver magnum 38

Sur place, les policiers découvrent bien un petit garçon, mais plutôt que de la pâte à sel, c’est la présence manifeste de produits stupéfiants et l’odeur très reconnaissable du cannabis qui les alarment. Comme la procédure les y oblige, ils font alors appel à un OPJ (officier de police judiciaire), afin d’effectuer une perquisition en donne et due forme.

Bonne pioche : non seulement les enquêteurs découvrent 2,3 kg d’ecstasy et près de 600 g de résine de cannabis conditionnée en savonnettes, mais aussi tout un arsenal. Aux ribambelles de munitions de tous calibres, ont logiquement succédé les armes afférentes, revolver magnum 38 spécial, pistolet à air comprimé, fusil, carabine… Une bombe lacrymogène et 400 euros d’argent liquide ont également été saisis. Âgé de 37 ans, le père de famille devrait être poursuivi pour trafic de stupéfiants et détention d’arme.