La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a annoncé lundi au magazine Elle être enceinte de trois mois. La candidate à la présidentielle de 2027, âgée de 39 ans, évoque un « bébé miracle » après un parcours de PMA infructueux et une fausse couche. Elle plaide également pour l’autorisation du diagnostic préimplantatoire en France.
La patronne des Écologistes, candidate à la présidentielle de 2027, Marine Tondelier annonce être enceinte de trois mois, « un bébé miracle » après une fausse couche et un parcours de PMA infructueux, a-t-elle annoncé dans une interview au magazine Elle publiée lundi.
« Je traverse une période contrastée. Difficile sur le plan politique, mais très heureuse sur le plan personnel, puisque j’attends un enfant, une nouvelle qui me remplit de joie, même si elle m’a prise au dépourvu », a annoncé Mme Tondelier, déjà mère d’un garçon de sept ans.
« Une campagne enceinte, c’était sportif », confie la secrétaire nationale des Écologistes, 39 ans, après les élections municipales. « C’est aussi un soulagement d’annoncer ma grossesse aujourd’hui. Depuis janvier, j’avais l’impression de mener une double vie ».
Une fausse couche en 2022
La candidate des Écologistes pour la primaire de la gauche a confié être tombée enceinte une première fois, après avoir été élue secrétaire nationale des Verts en 2022, mais avoir « fait une fausse couche », au bout de quelques semaines.
« Je ne m’y attendais pas du tout et ça a été un moment très violent, dont je n’ai quasiment parlé à personne, pas même à ma famille pour ne pas rendre les gens tristes », a-t-elle déclaré.
« J’ai vécu des semaines très difficiles »
Quelques mois plus tard, elle et son conjoint sont entrés dans un parcours de procréation médicalement assistée.
« Nous avons, comme beaucoup, accumulé les échecs en PMA, et on nous a proposé la FIV. J’ai commencé le traitement dans la semaine suivant la dissolution de 2024 et je suis à nouveau tombée enceinte. Mais j’ai eu le choc d’apprendre à la première échographie que la grossesse n’irait pas au bout. J’ai vécu des semaines très difficiles ».
« Avec mon conjoint, nous avons, à force d’échecs, fini par mettre le projet en pause. Et puis, quelques mois plus tard, je suis tombée enceinte. Un ‘bébé miracle’, comme on dit », a-t-elle confié.
« Quand j’ai fait mon échographie de datation, on m’a dit que la conception avait eu lieu le 25 décembre, ça ne s’invente pas ! [Rires.] Cela signifie qu’il y a de l’espoir pour toutes les personnes confrontées à l’échec, et je veux leur dire : vous n’êtes pas seules », a-t-elle ajouté.
« Un cadre bien défini »
Interrogée sur ce qu’il faudrait améliorer en matière de PMA, Marine Tondelier s’est prononcée pour la possibilité d’analyser les embryons en amont de l’insémination, dans « un cadre bien défini », comme cela se fait « dans beaucoup d’autres pays européens ». Une pratique interdite en France.
« Cela permettrait d’éviter une forme d’acharnement à implanter des embryons non viables », rappelant que la grande partie des cas d’infertilité, est due à des anomalies de l’embryon, qui sont souvent chromosomiques. « C’est très courant, surtout avec l’âge. C’était vraisemblablement notre cas », a-t-elle confié.