Pour ses collègues réunis devant le parvis du tribunal judiciaire de Paris, ce lundi, Sophie Djigo est devenue un symbole de la liberté pédagogique. Des représentants syndicaux, des enseignants et une poignée d’élus sont venus soutenir la professeure de philosophie, avant l’ouverture du procès en diffamation de neuf responsables, élus et militants d’extrême droite à son encontre.

Une audience qui intervient dix jours après la condamnation de cinq internautes pour cyberharcèlement et menaces de mort envers Sophie Djigo. En cause : une sortie pédagogique envisagée et organisée par la professeure à la fin de l’année 2022 auprès d’une association d’aide aux migrants à Calais (Pas-de-Calais), pour sa classe préparatoire littéraire du lycée Watteau de Valenciennes (Nord).